France
| Cet article concerne le pays européen. Pour les autres significations, voir France (homonymie). |
| République française (fr) | |||||
|
|||||
| Devise nationale : Liberté, Égalité, Fraternité | |||||
| Langue officielle | français | ||||
| Capitale | Paris |
||||
| Plus grandes villes, classées par aire urbaine | Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Nice, Bordeaux, Nantes, Strasbourg ... | ||||
| Forme de l’État | République | ||||
| - Président de la République - Premier ministre |
Nicolas Sarkozy François Fillon |
||||
| Superficie - Totale - Eau (%) |
Classé 41e1 675 417note 1 km2 0,26 % |
||||
| Population - Totale (janvier 2010) - Densité |
Classé 21e 65 447 374I 1 hab. 97note 2 hab./km2 |
||||
| Gentilé | Français, Française | ||||
| PIB (PPA) (2009) | 2 108 milliards USD (8e) | ||||
| PIB (nominal) (2009) | 2 675 milliards USD (5e) | ||||
| IDH (2007) | |||||
| Monnaie | Euro et Franc CFPnote 3 (EUR) |
||||
| Fuseau horaire | UTC +1 (CET) ;
|
||||
| Hymne national | La Marseillaise | ||||
| Domaine internet | .frnote 4 | ||||
| Indicatif téléphonique |
+33
|
||||
La France (IPA : [fʁɑ̃s]), officiellement la République française, est une république constitutionnelle unitaire à régime présidentiel dont la majeure partie du territoire et de la population est située en Europe occidentale, mais qui comprend également plusieurs territoires répartis dans les Amériques, l'Océan Indien et le Pacifique. Elle a pour capitale Paris, pour langue officielle le français et pour monnaie l'euro. Sa devise est Liberté, Égalité, Fraternité, et son drapeau est constitué de trois bandes respectivement bleue, blanche et rouge.
Pays ancien (issu du Royaume des Francs formé à partir de la fin du Ve siècle), la France joue un rôle déterminant dans l'histoire mondiale par l'influence de sa culture et de ses valeurs démocratiques et républicaines, par la colonisation qu'elle a menée en Amérique, en Asie, en Océanie et en Afrique, et par son rôle pionnier dans la construction de l'Union européenne. Elle est une puissance nucléaire, et l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.
Peuplée de 65,4 millions d'habitants (au 1er janvier 2010), la France est en 2009 la cinquième puissance économique mondiale aux taux de change du marché. Son économie, de type capitaliste avec une intervention étatique assez forte, fait d'elle un des leaders mondiaux dans les secteurs de l'agroalimentaire, de l'aéronautique, de l'automobile, du luxe ou encore du tourisme et du nucléaire.
Géographie
Localisation et frontières
La France métropolitaine est située à l'une des extrémités occidentales de l'Europe. Elle est bordée par la mer du Nord au nord, la Manche au nord-ouest, l'océan Atlantique à l'ouest et la mer Méditerranée au sud-est. Elle est frontalière de la Belgique et du Luxembourg au nord-est, de l'Allemagne et de la Suisse à l'est, de l'Italie et de Monaco au sud-est, de l'Espagne et d'Andorre au sud-ouest. Si les frontières du sud du pays correspondent à des massifs montagneux, les frontières du nord-est ne correspondent à aucune limite géographiquenote 5 ni linguistiquenote 6. La France métropolitaine comprend plusieurs îles, notamment la Corse.
La France possède également de nombreux territoires situés en-dehors du continent européen, couramment appelés France d'outre-mer ou DOM-TOM, qui lui permettent d'être présente dans tous les océans. Ces territoires aux statuts variés, sont2 :
- sur le continent sud-américain : la Guyane ;
- dans l'océan Atlantique : la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin, Saint-Barthélemy ;
- dans l'océan Pacifique : la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, Clipperton ;
- dans l'océan Indien : la Réunion, Mayotte, les Îles Éparses, les Îles Crozet, les Îles Kerguelen, Saint-Paul-et-Amsterdam ;
- en Antarctique : la Terre Adélienote 7.
La superficie de la France est de 670 922 km², ou 547 030 sans comptabiliser l'outre-mer3. Elle est le 41e plus grand État du monde par sa surface terrestre3 et le deuxième par sa zone économique exclusive4. Elle est en outre le troisième plus grand pays d'Europe, après la Russie et l'Ukraine (deuxième si on inclut les territoires hors d'Europe), et le plus grand de l'Union européenne3. Son territoire métropolitain continental s'étend sur environ 1 000 km du nord au sud et d'est en ouest. L'étendue de son littoral, outre-mer inclus, est de 8 245 km5.
Géologie, topographie, hydrographie
Le territoire métropolitain de la France offre une grande variété d'ensembles topographiques et de paysages naturelsb 1. De larges parties du territoire actuel de la France ont été soulevées lors de plusieurs épisodes tectoniques, notamment la surrection hercynienne à l'ère paléozoïque qui est à l'origine des massifs armoricain, central, morvandeau, vosgien, ardennais et corseb 2. Les massifs alpin, pyrénéen et jurassien sont eux beaucoup plus jeunes, et possèdent des formes moins érodéesb 2 — les Alpes culminent à 4 810 mètres d'altitude au Mont Blanc6.
Ces massifs délimitent plusieurs bassins sédimentaires, notamment le bassin aquitain au sud-ouest et le bassin parisien au nordb 2 — ce dernier comprend plusieurs régions au sol particulièrement fertile, notamment les plateaux limoneux de la Beauce et de la Brieb 3. En outre, diverses voies de passage naturelles, telles que la vallée du Rhône, permettent des communications aiséesb 4. Les littoraux offrent des paysages assez contrastés ; il s'agit tantôt de retombées de massifs montagneux (la Côte d'Azur par exemple), de plateaux se terminant sur des falaises (la Côte d'Albâtre) ou de larges plaines sableuses (la plaine du Languedoc)b 5.
Le réseau hydrographique de la France est principalement organisé autour de quatre grands fleuves, la Loire, la Seine, la Garonne et le Rhôneb 6, auxquels on peut ajouter la Meuse et le Rhin, moins importants en France mais majeurs à l'échelle européennne. Le bassin versant français des quatre premiers correspond à plus de 62 % du territoire métropolitainnote 8,b 6.
Climat
Le climat de la France métropolitaine est tempéréb 7, influencé par l'anticyclone des Açores comme le reste de l'Europe de l'Ouest7, avec des variantes régionales ou locales assez marquées. La typologie actuelle retient six grands domaines climatiquesb 7 :
- le quart nord-ouest du pays appartient au domaine breton, avec ses nuances parisiennes et flamandes ; celui-ci est caractérisé par des températures douces, une amplitude thermique faible et des précipitations relativement importantes ;
- au sud de celui-ci, le domaine aquitain reprend les caractéristiques du domaine breton, mais avec des températures plus élevées ;
- au nord-est du pays, le domaine lorrain possède des caractéristiques semi-continentales, avec un hiver froid et des précipitations plus faibles qu'à l'ouest ;
- au bord de la mer Méditerranée, le domaine provençal connaît un ensoleillement important, des étés chauds et secs et des hivers doux et humides ;
- entre les domaines lorrain et provençal, le domaine danubien fait office de zone de transition, avec une amplitude thermique forte ;
- le domaine montagnard, qui correspond aux régions d'altitude élevée, est caractérisé par des hivers froids et humides aux précipitations nivales importantes.
Une grande partie de la France d'outre-mer est en revanche soumise à des climats tropicaux (avec de fortes variantes)b 8, auxquels il faut ajouter les exceptions guyanaise (climat équatorial)8, de Saint-Pierre-et-Miquelon (climat océanique)9 et des Terres australes et antarctiques françaises (climats polaire et océanique)10.
La France métropolitaine connaît des événements climatiques aux conséquences importantes : des tempêtes (celles de décembre 1999 ont abattu 7 % des arbres des forêts françaisesb 9), des canicules (la canicule européenne de 2003 fit 15 000 mortsb 9), des incendies et des inondations.
La température moyenne en France s'est élevée de 0,1 °C en moyenne par décennie au cours du XXe siècleb 10.
| Température moyenne en janvier | Température moyenne en juillet | Précipitations, en millimètres par an | Ensoleillement, en heures par an | Neige, en jours par an | |
|---|---|---|---|---|---|
| Paris | 3,5 | 18,7 | 642 | 1 630 | 15 |
| Ajaccio | 8,7 | 22,6 | 646 | 2 726 | 2 |
| Bordeaux | 5,5 | 19,9 | 923 | 1 992 | 4 |
| Bourg-Saint-Maurice | -1,3 | 17,7 | 971 | 1 957 | 55 |
| Brest | 5,9 | 15,7 | 1 109 | 1 492 | 9 |
| Lille | 2,6 | 17,2 | 687 | 1 617 | 19 |
| Lyon | 2,9 | 21 | 825 | 1 932 | 20 |
| Millau | 3,5 | 20,1 | 757 | 2 121 | 31 |
| Nice | 7,6 | 22,9 | 767 | 2 668 | 1 |
| Strasbourg | 0,9 | 18,8 | 610 | 1 633 | 30 |
| Fort-de-France (Martinique) | 24,9 | 27,5 | 2 089 | N.C. | N.C. |
| Papeete (Polynésie française) | 26,7 | 24,7 | 1 743 | N.C. | N.C. |
| Saint-Denis (Réunion) | 26,1 | 21,1 | 1 674 | N.C. | N.C. |
| Sources : linternaute.com, levoyageur.net11. | |||||
Paysages et environnement
La France métropolitaine possède une grande variété de paysages, entre des plaines agricoles ou boisées, des chaînes de montagnes plus ou moins érodées, des littoraux diversifiés et des vallées mêlant villes et espaces néo-naturels. La France d'outre-mer possède quant à elle une importante biodiversité, par exemple dans la forêt équatoriale guyanaise ou dans les lagons de Nouvelle-Calédonie12. La France est un des pays les plus boisés d'Europe occidentale, les forêts occupant 28 % de la surface nationaleb 11.
|
Le massif alpin du Mont-Blanc. |
La pointe du Van, à l'extrémité occidentale de la Bretagne. |
Le village d'Usson, perché sur une butte volcanique du Massif central. |
La plage de Sainte-Anne, en Guadeloupe. |
Cette diversité des paysages et des écosystèmes est menacée par la fragmentation écologique des milieux par un dense réseau routier13, par l'artificialisation des côtes et par la pollution de son eau et de ses sols. Un tiers des eaux de surface sont de mauvaise voire de très mauvaise qualité, principalement à cause des pollutions industriellesb 12 ; les pollutions agricoles liées à l'usage d'engrais et de pesticides ont quant à elles fortement détérioré la qualité des nappes phréatiques dans plusieurs régions, en particulier la Bretagneb 13. La littoralisation du peuplement et des activitésb 14 entraîne une extension et une densification du bâti sur les côtesb 15, malgré l'intervention du Conservatoire du littoralb 16 et le caractère inondable de certains secteurs. Quant aux infrastructures de transport, notamment routières, elles exposent leur riverains à une pollution atmosphérique, sonore et visuelle importante13.
Néanmoins, les pouvoirs publics tentent depuis plusieurs décennies de répondre à ces défis environnementaux par une politique volontariste. Aux réserves naturelles et aux parcs nationaux se sont ajoutés depuis 1968 les parcs naturels régionaux14, qui mêlent conservation et mise en valeur du patrimoine naturel et culturelc 1 et couvrent en 2007 13 % du territoire français15. Six agences de l'eau ont été mises en place pour gérer et protéger les ressources en eau du paysb 12. Grâce à une politique de limitation de l'usage des produits pétroliers et à l'importance de l'énergie nucléaire, les émissions françaises de CO2 par tête sont inférieures à celles de la plupart de ses voisins européens, et a fortiori de celles des États-Unis16.
Répartition spatiale des hommes et des activités
La France métropolitaine est marquée par des déséquilibres spatiaux multiples. D'une part, la France possède l'originalité d'avoir une capitale sept fois plus peuplée que la deuxième aire urbaine du paysnote 9, et qui regroupe un quart des étudiantsI 2 et la quasi-totalité des sièges de grandes entreprises du pays17. D'autre part, la ligne Le Havre-Marseille est souvent considérée comme la limite entre un est à l'industrie et à l'urbanisation anciennes, et un ouest longtemps resté agricole et qui bénéficie aujourd'hui d'un important essor démographique et économiquen 1. Enfin, des Ardennes au nord-est aux Landes au sud-ouest se dessine une « Diagonale des faibles densités », caractérisée par un peuplement faible comparé au reste du pays et une économie souvent en difficulté18.
Après un long exode rural au XIXe et jusque dans la deuxième moitié du XXe sièclen 2, le solde migratoire des campagnes françaises est redevenu positif dans les années 1990n 1. L'essentiel de la croissance urbaine se fait dans les zones périurbaines, de plus en plus éloignées de l'agglomération-centren 2. Le tableau ci-dessous liste les principales villes du pays en 2007, classées non pas en fonction de leur population intra-muros mais de celle de leur aire urbaine.
| # | Ville | Aire urbaineI 3 | CommuneI 4 |
|---|---|---|---|
| 1 | Paris | 11 836 970 | 2 193 030 |
| 2 | Lyon | 1 757 180 | 472 330 |
| 3 | Marseille-Aix-en-Provence | 1 618 369 | 852 395 |
| 4 | Lille | 1 163 934 | 225 789 |
| 5 | Toulouse | 1 118 472 | 439 453 |
| 6 | Bordeaux | 1 009 313 | 235 178 |
| 7 | Nice | 999 678 | 348 721 |
| 8 | Nantes | 768 305 | 283 025 |
| 9 | Strasbourg | 641 853 | 272 123 |
| 10 | Toulon | 600 740 | 166 537 |
Axes de communication et transports
En raison de sa situation de carrefour, la France est un pays de passageb 17. Elle est en effet le passage obligé pour les hommes et les marchandises circulant par voie terrestre entre la péninsule Ibérique et le reste de l'Europe, et, depuis l'ouverture en 199419 du tunnel sous la Manche, entre le Royaume-Uni et le reste de l'Europeb 17. Héritages de l'histoire, les réseaux de transports français sont très centralisés autour de Parisb 18 ; cette centralisation est particulièrement forte dans les transports ferroviaires et aériens, même si elle commence à diminuer20.
Le principal moyen de transport utilisé en France est la route, qui représentait en 2007 respectivement 86,5 % et 79,9 % des trafics voyageur et marchandisesnote 10,21. La France compte plus d'un million de kilomètres de routes en 200522, dont la quasi-totalité sont revêtues. Depuis la Libération, la France s'est dotée d'un réseau autoroutier étendu, qui totalise 10 991 km en 200722. La France compte plus de 31 millions de voitures particulières23 ; 40 millions de Français sont titulaires du permis de conduire24, qui peut être passé à partir de l'âge de 18 ans. Depuis quelques décennies, les politiques publiques s'attachent à réduire les accidents mortels sur la route, principalement dûs à la vitesse et à l'alcoolj 1 ; elles tâchent également de réduire la dépendance des Français vis-à-vis de la voiture, au profit d'autres moyens de transport moins polluantsi 1.
Le réseau ferroviaire français, de son côté, date pour l'essentiel du milieu et de la fin du XIXe siècle ; en 2009, il compte 29 473 km de lignes25, dont plus de la moitié sont électrifiées25. L'essentiel du trafic est géré par l'entreprise publique SNCF, sur les lignes appartenant au gestionnaire d'infrastructure RFF. Après un apogée atteint au début du XXe siècle, le trafic ferroviaire a décliné régulièrement en France jusqu'aux années 197026 ; si la part du train continue de décliner dans le transport de marchandises27, elle augmente maintenant dans le transport de voyageurs. Cette augmentation est liée d'une part à la prise en charge par les régions du trafic régional et local, et surtout à la naissance et à l'extension continue du réseau de lignes à grande vitesse et au TGV28 : ce train, mis au point et construit par la société Alstom, est l'un des plus rapides au monde sur ligne dédiée et relie entre elles plus de 200 gares. D'autre part, les principales villes du pays sont dotées d'un réseau ferroviaire urbain, de type métro, tramway ou RER ; le métro de Paris, né en 190029, forme l'un des réseaux les plus denses au monde30.
Quant au transport aérien, il est particulièrement centralisé : les deux aéroports parisiens de Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly ont accueilli en 2008 plus de 87 millions de passagers, quand le premier aéroport de province, celui de Nice, en accueillait à peine plus de 10 millions31. Les aéroports de province sont en effet concurrencés par le TGV pour le trafic domestique, tandis que les aéroports parisiens accueillent la quasi-totalité du trafic long-courrierb 19. La compagnie aérienne Air France, partiellement privatisée en 199932 et membre de l'alliance SkyTeam, assure la majorité du trafic, même si elle est de plus en plus concurrencée par des compagnies à bas coût comme easyJet ou Ryanairb 20 ; depuis sa fusion en 2004 avec le néerlandais KLM33, le groupe Air France-KLM forme la première compagnie aérienne européenne34.
D'autres modes de transport sont utilisés en France, mais ils sont plus marginaux. Le trafic fluvial assure une part négligeable du trafic voyageurs, et très secondaire du trafic marchandises, en raison principalement de l'inadaptation d'une grande partie du réseau au trafic moderne22. Le trafic maritime est plus important, mais les ports de Dunkerque, Le Havre, Nantes - Saint-Nazaire et Bordeaux font pâle figure face à leurs rivaux de la Mer du Nord comme Rotterdam ou Anvers35 ; seul le port de Marseille tire son épingle du jeu — Marseille est le premier port de la Méditerranée en tonnage expédié35. La marche à pied sur de longues distances répond à une demande de loisirs plus qu'à un besoin de transport ; des chemins de randonnées sont entretenus à cet effet par la Fédération française de randonnée pédestre36. Quant au vélo, il connaît aujourd'hui une nouvelle jeunesse, notamment grâce à la préoccupation environnementale des Français et à la mise en place de systèmes de location de bicyclettes dans plusieurs villes du paysi 2.
Histoire
La France actuelle occupe la plus grande partie des anciennes Gaules celtiques, conquises par Jules César au Ier siècle av. J.-C., mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui s'y installa à partir du Ve siècle. La France est un État à l'unification ancienne, et fut l'un des premiers pays de l'époque moderne à tenter une expérience démocratique.
Préhistoire, Protohistoire et Antiquité
La présence humaine sur le territoire de la France actuelle remonte au Paléolithique inférieur ; les traces les plus anciennes de vie humaine datent d'il y a environ 1 800 000 anse 1. L'homme est alors confronté à un climat rude et variable, marqué par plusieurs ères glaciaires qui modifient son cadre de viee 1. Plusieurs sites français ont donné leur nom à des faciès culturels, tels que l'Acheuléen, le Moustérien, le Solutréen ou le Magdalénien. La France compte un nombre important de grottes ornées du Paléolithique supérieur, dont l'une des plus célèbres est celle de Lascauxe 1 (Dordogne, -18 000 environ37).
Vers -10 000, à la fin de la dernière ère glaciaire, le climat s'adoucite 1. À partir de -7 000 environ, cette partie de l'Europe occidentale entre dans le Néolithique et ses habitants se sédentarisent, même si l'évolution est différente selon les régionse 2. La civilisation rubanée, dans l'est de la France actuelle, pratique l'agriculture et s'organise en villagese 3. Les Cardiaux, au sud, mêlent quelques héritages du passé, comme la cueillette et l'abri sous roche, aux apports du Néolithique que sont l'agriculture et l'habitat en villagee 3. Quant aux régions atlantiques, elles voient l'apparition de mégalithes à partir du Ve millénaire, dont certains sont encore visibles à Carnace 3. Après un fort développement démographique et agricole aux IVe et IIIe millénairese 4, le métal fait son apparition à la fin du IIIe millénaire, d'abord sous les formes de l'or, du cuivre et du bronzee 4, puis sous la forme du fer au VIIIe sièclee 5. L'apparition de la métallurgie, le développement de l'agriculture et de l'artisanat creusent les écarts de richesse et de pouvoir entre les différents acteurs de la vie économique, et entraînent une hiérarchisation progressive de la sociétée 6.
En 600 av. J.-C., des Grecs originaires de la ville de Phocée fondent la ville de Marseille, au bord de la Méditerranéee 7 ; cette fondation, qui est l'événement le plus ancien de l'histoire de France à être connu par des sources écrites38, permet la création d'une place commerciale majeure, qui fondera elle-même d'autres comptoirs coloniaux sur le littoral, comme Antibes, Nice et Agdee 8. À la même époque, quelques peuples celtes pénètrent dans le territoire de la France actuellee 9, mais cette occupation ne se généralise à la France entière qu'entre les Ve et IIIe siècle av. J.-C.e 9. La notion de Gaule apparaît alorse 10 ; elle correspond aux territoires de peuplement celte compris entre le Rhin, l'Atlantique et la Méditerranéee 10. Les peuples gaulois sont organisés en citése 11, dirigées par un chef-roie 11 puis par un vergobret élue 12, tandis que le pouvoir religieux échoit aux druidese 12. À partir du IIe siècle, des places fortes appelées oppida sont crééese 12 et deviennent les sièges du pouvoire 13. La Gaule est alors un pays prospèree 14, dont la partie méridionale est de plus en plus soumise aux influences grecquese 15 et romainese 16.
L'attention portée par Rome sur la Gaule se fait de plus en plus forte après la traversée des Alpes par Hannibal en -218e 17 et la création de deux provinces romaines dans la péninsule ibérique en -202e 17. La première intervention de l'armée romaine a lieu en -154, à l'appel de son partenaire commercial marseillaise 17 ; à partir de -125, le sud de la Gaule est peu à peu conquis par Romee 18, qui y fonde les villes d'Aix-en-Provence, Toulouse et Narbonnee 18, et contrôle progressivement la Gaule transalpine, malgré les révoltes qui y éclatent à la fin du IIe sièclee 19. En -58, Jules César, gouverneur de la Gaule transalpinee 19, se lance à la conquête du reste de la Gaulee 20. Après s'être établi dans l'est puis dans l'ouest du pays, César encercle les derniers territoires non romainse 20, mais il doit faire face en -52 à une révolte mené par le chef gaulois Vercingétorixe 21 — dont le XIXe siècle fera un héros nationale 21. Après quelques mois de combats, où ce dernier s'illustre à Gergoviee 21, il est finalement défait à Alésia par les armées romainese 22. Mais la conquête de la Gaule reste imparfaitee 22 : les Alpes ne sont entièrement conquises qu'en -14e 23, les armées romaines ne parviennent pas à dépasser le Rhine 23 et plusieurs révoltes importantes surviennent en -28, 21 et 68-70e 24. C'est seulement à la fin du Ier siècle que la Gaule s'engage dans une intégration profonde au monde romaine 25.
Les territoires nouvellement conquis sont répartis par Auguste en neuf provinces romaines, dont les principales sont la Narbonnaise au sud, l'Aquitaine au sud-ouest, la Lyonnaise au centre et la Belgique au norde 26. Mais le cœur de l'organisation politique de la Gaule romaine est la citée 27 : si les habitants des cités pérégrines ne possèdent que peu de droits civils et politiques, la plupart des cités obtiennent au Ier siècle le droit latin, voire le droit romain pour Lyon et Viennee 27, signe de la place que Rome veut accorder à la noblesse gauloise. Celle-ci est en effet peu à peu associée à la gestion du pouvoire 28 ; cette évolution est consacrée par un édit de 212 qui fait de tous les hommes libres de l'Empire des citoyens romainse 29. De nombreuses villes sont fondées durant la période gallo-romaine, dont Lyone 30, appelée à être une capitale des Gaulese 31 ; celles-ci sont conçues à l'image des villes romaines, avec un forum, un théâtre, un cirque, un amphithéâtre et des thermese 32. L'agriculture poursuit de son côté son développement, à la suite d'une réorganisation du cadastre et de la création de villase 33. La religion romaine quant à elle se superpose aux cultes gaulois sans les faire disparaître, les divinités se confondant peu à peu dans un même syncrétismee 34 ; la Gaule connaît également l'apparition de cultes orientaux, à la fois polythéistese 35 et monothéistes — une première exécution de chrétiens a lieu en 177 à Lyone 36.
Au IIIe siècle, la Gaule romaine connaît une crise gravee 37. Le limes, frontière fortifiée protégeant l'Empire des incursions germaniques, est franchi à plusieurs reprises par les Barbares en 253-254, en 256, en 262 et en 275-277, cette dernière invasion permettant aux Francs et aux Alamans de piller la Gaule entièree 38. Le pouvoir romain, pendant ce temps, semble chancelant : un Empire des Gaules est proclamé en 260 et échappe à la tutelle romaine jusqu'en 274e 39. Après cette première vague d'invasions, une partie de la Gaule est en ruinese 40 ; de plus, les bagaudes — bandes armées de brigands, d'esclaves, de soldats déserteurs et de paysans ruinés — représentent un défi à l'autorité romainee 41. Néanmoins, la situation s'améliore peu à peu, et la première moitié du IVe siècle est une période de renouveau pour la Gaulee 42. Les provinces sont redécoupées et réorganiséese 41, l'armée est moderniséee 41 et une certaine prospérité reviente 43. En 312, l'empereur Constantin se convertit au christianismee 44 ; les chrétiens, persécutés jusque là, se multipliente 44, et le premier monastère d'Occident est fondé en 360 à Ligugé près de Poitierse 44. L'Église naissante doit faire face à l'hérésie arienne, qui, bien que condamnée par le Concile de Nicée en 325, se développe rapidement en Gaulee 45. Mais cette période de prospérité se termine dans la seconde moitié du IVe siècle, avec la reprise des invasions barbarese 46. Après plusieurs incursions repoussées tant bien que mal par l'armée romaine, les Vandales, Suèves et Alains franchissent le Rhin le 31 décembre 406e 46 et traversent la Gaule jusqu'en Espagnee 47, suivis entre 410 et 420 par les Burgondes et les Wisigoths qui s'installent respectivement au centre-est et au sud-ouest du payse 47. Après l'échec des Huns en 451e 47, les Alamans et les Francs s'installent au nord-est de la France actuellee 47, tandis que la péninsule armoricaine accueille les Bretons chassés de leur île par d'autres peuples germaniquese 47. Si les Wisigoths et les Burgondes sont ariens et revendiquent l'héritage romaine 48, les Alamans et les Francs — ces derniers sont divisés en deux groupes distincts, les Francs saliens et les Francs rhénanse 47 — sont païens et exercent une forte pression sur les généraux romains qui subsistent dans le nord-est de la Gaulee 48.
Naissance, crises et transformations du Royaume de France au Moyen Âge
Si la Gaule est divisée à la chute de l'Empire romain d'Occident en de multiples royaumes, divers tant par la taille que par la religion ou l'ethnie majoritairee 48, les Francs saliens parviennent en quelques décennies à réunir sous le commandement de leur chef Clovis l'essentiel des territoires situés entre le Rhône et l'Atlantiquee 49. L'événement décisif dans cette conquête est la conversion de Clovis au christianisme, symbolisée par son baptême à Reims en 496note 11,e 50, qui fait de celui-ci l'allié de l'Église contre les autres peuples barbarese 50. Clovis fixe à Paris sa capitalee 50, et ses fils achèvent l'unification de la Gaule en conquérant la Bourgogne et la Provencee 50. La fusion des héritages gallo-romains, des apports germaniques et du christianisme est longue et difficile, les Francs constituant originellement une société guerrière aux lois très éloignées du droit romain et des principes chrétiense 51. Tandis que la faiblesse démographique que connaît le Royaume des Francs entraîne un déclin des villese 52, le christianisme s'installe par la fondation d'églises rurales et surtout de très nombreux monastèrese 53. Si le pouvoir de Clovis semblait originellement solidee 50, la dynastie mérovingienne doit bientôt faire face à de graves difficultés : les successions à la tête du royaume engendrent des rivalités qui mènent parfois à la guerre civilee 54, les entités régionales gagnent une autonomie de plus en plus grandee 54 — l'Austrasie en particulier, qui est la partie la plus développée économiquement du royaumee 55 — et le pouvoir des aristocraties régionales augmentee 54. En 687, l'aristocratie dissidente d'Austrasie, conduite par Pépin de Herstal, bat les troupes fidèles au roi à Tertrye 54 ; si le pouvoir mérovingien bénéficie d'un sursise 54, le petit-fils de Pépin de Herstal, Pépin le Bref, est sacré roi des Francs en 751, fondant ainsi la dynastie carolingiennee 55.
Pépin le Bref et son fils Charlemagne agrandissent considérablement le royaume des Francse 56, qui s'étend à la fin du VIIIe siècle sur plus d'un million de kilomètres carrése 57, de Barcelone et de Rome à la Mer Baltique et de l'Elbe à l'Atlantiquee 56. Allié au papee 58, Charlemagne peut alors être couronné en 800 empereur d'Occident par ce derniere 57. L'immense empire carolingien est contrôlé par une administration centralisée basée à Aix-la-Chapelle, des comtes représentant Charlemagne dans tout l'empire et étant surveillés par les missi dominicie 59. L'empereur est un précieux allié de l'Églisee 60, dont il réforme les clergés régulier et séculiere 60 et pour laquelle il institue l'impôt de la dîmee 60. Il relance les arts libéraux dans l'éducation, et met en place une école dans chaque évêché pour apprendre aux enfants à lire, écrire, compter et chantere 61 ; la Renaissance carolingienne est également marquée par l'activité intellectuelle et artistique de haut niveau du Palais d'Aix-la-Chapellee 62. Mais l'œuvre de Charlemagne survit difficilement à son auteur ; après la mort de l'empereur, les comtes et les vassaux de celui-ci parviennent peu à peu à rendre leur fonction héréditairee 63, et les petits-fils de Charlemagne se disputent l'Empire par les armes à partir de 840e 63. Charles et Louis s'allient contre leur frère aîné Lothairee 63 ; les Serments de Strasbourg en 842 sont le premier texte en langue romane — l'ancêtre du français — dont on ait conservé la tracee 63. Le traité de Verdun signé l'année suivante divise l'empire en trois entitése 64 ; Charles obtient la Francie occidentale, qui correspond approximativement aux deux tiers occidentaux de la France actuelle et dont les frontières varieront peu jusqu'à la fin du Moyen Âge, faisant de ce partage de Verdun un premier acte de naissance de la Francee 64.
Le nouveau royaume doit toutefois affronter trois vagues d'invasions différentes aux IXe et Xe sièclese 65. Si les musulmans ont été repoussés en 732 par Charles Martele 55, leurs attaques se portent désormais sur les côtes méditerranéennese 65 ; les Vikings venus de Scandinavie remontent les fleuves du nord du pays et pillent cités et monastèrese 65 ; quant aux Hongrois, ils mènent plusieurs raids dans l'est du pays jusqu'à ce que le roi de Germanie Otton Ier les repousse au Lechfeld en 955e 65. À la même époque, les pouvoirs des anciens comtes continuent d'augmenter tandis que le pouvoir royal diminuee 66 ; dès la fin du IXe siècle, les rois sont élus par les grands du royaume et ne sont plus systématiquement carolingiense 67. La puissance des princes face à la monarchie est une des caractéristiques de la société féodale, qui se maintient en France jusqu'à la fin du Moyen Âgee 68. Cette société est caractérisée par sa division en trois ordrese 69. La seigneurie, unie par des liens de vassalité et de suzerainetée 70, est constituée de chevalierse 71 qui formeront peu à peu une noblessee 72. Les paysans — dont une part croissante est assujettie à un seigneur par l'intermédiaire du servagee 72 — bénéficient de l'essor économique des XIe, XIIe et XIIIe sièclese 73, qui est rendu possible par une forte croissance démographiquee 74, le défrichement de nombreuses forêtse 75 et la fixation définitive des villagese 73. Quant aux membres du clergé, si leur désignation par les pouvoirs temporels explique un niveau moral et intellectuel inégale 76, ils agissent pour limiter la violence de la société et en particulier celle des chevalierse 77.
En 987, Hugues Capet est élu roie 67 ; il associe dès le début de son règne son fils à l'exercice du pouvoir, ce qui permettra à ce dernier de lui succéder sans difficulté en 996e 67. La monarchie redevient ainsi héréditaire, et les Capétiens règneront sur la France pendant plus de 800 ans. Néanmoins, les premiers rois capétiens ne contrôlent directement qu'une portion très faible du territoire français, appelée le domaine royale 78, et certains de leurs vassaux sont beaucoup plus puissants qu'eux, tels le Duc de Normandie Guillaume le Conquérant qui s'empare en 1066 de l'Angleterree 78. Seul le sacre du roi à Reims, qui le rend thaumaturge39, l'élève au-dessus des autres seigneurse 78. Au XIIe siècle, le pouvoir royal commence à s'affirmer contre les princes du royaumee 79, d'abord en affirmant la suzeraineté du roi — il ne peut être le vassal de personnee 79 —, ensuite en soutenant les contre-pouvoirs que sont l'Églisee 79 et les communes qui se multiplient à cette époquee 80. Il doit néanmoins faire face à partir des années 1150 à la naissance d'un « empire Plantagenêt », né de l'héritage, du mariage et des conquêtes d'Henri Plantagenêt et regroupant dans un même ensemble l'Angleterre et le tiers ouest de la Francee 81.
Le royaume capétien atteint un apogée au XIIIe sièclee 82. La monarchie reprend le pouvoir qu'elle avait perdu trois siècles plus tôt face aux princese 83, une administration centrale puissante se met en placee 84, les arts et la culture sont florissantse 85 — l'Université de Paris s'affirme comme la capitale intellectuelle de l'Occidente 86 — et l'essor urbain est tele 87 que Paris est à la fin du siècle la plus grande ville d'Europenote 12,40. Philippe Auguste (1180-1223) parvient à conquérir l'essentiel des possessions françaises des Plantagenête 88, mettant temporairement fin à la menace anglaise et agrandissant considérablement le domaine royal par la même occasione 88. Louis IX (1226-1270) se comporte en arbitre de la chrétienté et participe aux septième et huitième croisadese 89, ce qui l'amènera à être très vite canonisé par l'Église catholiquee 89. Philippe le Hardi (1270-1285) et Philippe le Bel (1285-1314) affirment plus que jamais la prééminence royale face au seigneur et au papee 90.
Le XIVe et la première moitié du XVe siècle voient la France plonger dans une crise grave, dont les expressions sont multiplese 91. Tout d'abord, la Guerre de Cent Ans menée contre l'Angleterre ravage le payse 92. Un problème de succession à la tête du Royaume de Francenote 13 explique la première phase de la guerree 93, qui, après l'annexion par les Anglais de tout le sud-ouest de la France jusqu'en 1360, tourne à l'avantage des Français dans les années 1370e 94. Mais le roi d'Angleterre Henri V profite de la guerre civile qui éclate au début du XVe siècle entre Bourguignons et Armagnacse 95 pour lancer une vaste offensivee 96, écraser la noblesse française à Azincourt en 1415e 96 et se faire l'héritier de la couronne de Francee 96. Alors que la France est au plus bas, Jeanne d'Arc — un personnage qui a depuis été l'objet de nombreux mythes41 — retourne miraculeusement la situation en délivrant Orléanse 96 puis en faisant couronner Charles VII en 1429e 96. La France est alors progressivement reconquise sur les Anglais jusqu'en 1453e 96, puis sur l'État bourguignon jusqu'en 1477e 97 ; Louis XI ne peut cependant empêcher la duchesse Marie, héritière de l'État bourguignon, d'épouser l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg, créant ainsi un immense empire à la frontière orientale du royaumee 97. Mais la crise des XIVe et XVe siècles n'est pas seulement politique ou militaire : elle est aussi démographique — la peste noire tue à partir de 1347 au moins un tiers de la population du royaumenote 14,e 98 —, sociale — les insurrections paysannes et urbaines se multipliente 99 —, économiquee 100 et religieusee 101. Mais la monarchie, si elle est également touchée par cette crise, n'en sort que renforcéee 102 : le pouvoir central, qui s'est déplacé dans la vallée de la Loire, se dote de nouvelles institutionse 102, tandis que la France continue de s'étendre vers le sude 102. Surtout, la guerre de Cent Ans a poussé les souverains à mettre en place une armée et un impôt permanentse 103, et a ainsi fait entrer la France dans l'ère moderne au cours de la seconde moitié du XVe sièclee 104.
Renaissance et absolutisme (XVIe-XVIIIe siècle)
À partir de 1494, les souverains français mènent de multiples guerres en Italie, destinées à s'emparer de ce qui était le foyer économique et culturel de l'Europe à cette époque, mais qui ne permettent aucune conquête durablee 105. De plus, le roi François Ier (1515-1547) doit affronter à partir de 1519 le fils de Maximilien, Charles Quinte 106, qu'il ne peut empêcher de devenir empereure 107 et qui est à la tête du plus vaste ensemble territorial d'Europe occidentale depuis Charlemagne42. Après 40 ans de guerres à répétitione 107, la France et l'Espagne, épuisés financièrement, signent en 1559 la paix du Cateau-Cambrésise 108, par laquelle la France se voit reconnaître ses récentes conquêtes de Calais et des Trois-Évêchés lorrainse 108. Mais les règnes de François Ier et de son fils Henri II (1547-1559) sont surtout marqués par un renforcement du pouvoir royal, qui tend à devenir absolue 109, et par une Renaissance littéraire et artistique fortement influencée par l'Italiee 110. Si ces années sont celles d'une redécouverte des textes antiques grecs et latinse 111, l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) fait du français la langue administrative et judiciaire du Royaumee 112.
Mais l'unité de la France autour de la personne du roi est bousculée dans la deuxième moitié du XVIe siècle par le problème religieuxe 113. Après s'être montrée dans un premier temps conciliante, voire intéressée par les idées réforméese 114, la monarchie réprime le protestantisme à partir de 1534note 15 et surtout après 1540e 115. En 1562, ce conflit tourne à la guerre civile entre catholiques et calvinistese 116. Huit guerres de religion se succèdent jusqu'en 1598, entrecoupées de courtes trêvese 116 ; les meurtres et les massacres se multipliente 116, comme le massacre de la Saint-Barthélemy le 24 août 1572 — qui fait 3 000 victimes à Parise 117 — ou l'assassinat du chef du parti catholique, Henri de Guise, par les hommes du roi le 23 décembre 1588e 118. Cette crise religieuse se double d'une crise économiquee 119, et surtout politiquee 120 : le pouvoir royal est nettement affaiblie 121, et le calviniste Henri de Bourbon devient héritier de la couronne royale en 1584, une situation inacceptable pour de nombreux Française 122. Ce n'est qu'après avoir abjuré le protestantisme en 1593e 123 et obtenu ainsi le ralliement progressif des princes catholiquese 123 qu'Henri IV parvient à établir son autorité sur un royaume à peu près pacifiée 124. Le 13 avril 1598, l'édit de Nantes donne aux protestants une liberté partielle de culte et leur permet de conserver 151 places fortese 124.
L'assassinat d'Henri IV en 1610e 125 est suivi d'une période de troubles politiques liée à la minorité et à la faiblesse du jeune Louis XIIIe 126. Mais le roi est secondé à partir de 1624 par son ministre le cardinal de Richelieue 127, qui, malgré l'opposition des nobles, d'une partie de la famille royale et du peuple sur lequel la pression fiscale s'accroit, parvient à rétablir l'autorité royalee 128. Son successeur Mazarin devra, durant la régence d'Anne d'Autriche, faire face à la Fronde du Parlement de Paris puis des princes soucieux de récupérer leurs anciens pouvoirs (1648-1653)e 129. Pendant ce temps, la réforme catholique et le jansénisme se répandent dans le Royaumee 130. La France entre en guerre en 1635 contre l'Espagne, puis en 1636 contre l'Empereur, dans le cadre de la guerre de Trente Anse 131 ; les victoires françaises lui permettent d'obtenir l'essentiel de l'Alsace en 1648 aux traités de Westphaliee 132, puis le Roussillon et l'Artois en 1659 au traité des Pyrénéese 132. C'est également à cette époque que la France commence à former un premier empire colonial, principalement en Amérique du Nord (la Nouvelle-France), aux Antilles et sur la route des Indese 133. La France est alors la principale puissance et l'arbitre de l'Europee 132.
À la mort de Mazarin en 1661, Louis XIV décide d'assumer seul le pouvoire 134. Soucieux de restaurer l'autorité royale après l'épisode de la Fronde, qui a marqué sa jeunesse, il affirme plus que jamais le caractère absolu de son pouvoirnote 16,e 135 : le « Roi-soleil » se considère comme le « lieutenant de Dieu sur terre »e 134 et fait de la Cour le lieu de la célébration permanente de sa personnee 134. Louis XIV fait construire le majestueux Château de Versailles, dans lequel chaque élément est un symbole de son pouvoir et de sa gloiree 136. Il s'entoure d'artistes et de savants : le Grand Siècle sera surtout marqué par une pléiade d'écrivains renommés, parmi lesquels Racine, Molière, Bossuet et La Fontainee 137. S'il affirme l'indépendance de la monarchie vis-à-vis de Romee 138, Louis XIV n'en travaille pas moins à l'unité religieuse de son royaume, en combattant le jansénismee 139 et en révoquant l'édit de Nantes en 1685e 140. Malgré la situation financière critique de la monarchie, que son contrôleur général des Finances Colbert tâche d'améliorere 141, Louis XIV mène plusieurs guerres face à une Europe coalisée contre luie 142. Si ces guerres aboutissent dans un premier temps sur des victoires françaisese 143 — Louis XIV obtient notamment aux traités de Nimègne (1678-1679) la Franche-Comté et plusieurs villes de Flandree 143 —, les années 1690 marquent un coup d'arrêt dans la politique expansionniste du souveraine 142. Le marquis de Vauban fait construire dans le même temps un réseau de villes fortifiées aux frontières du Royaumee 144. Après avoir placé son petit-fils Philippe d'Anjou sur le trône d'Espagne en 1700e 145, Louis XIV doit faire face à plusieurs défaites militaires qui ternissent la fin de son règnee 145. Lorsque Louis XIV s'éteint en 1715, à la fin du règne le plus long de l'histoire de France, la France est au bord de la faillite financièree 146, et sa popularité est au plus bas en raison des guerres perpétuelles et des hausses d'impôts qu'elles ont rendues nécessairese 147.
Après une période de régence de huit anse 148, son arrière-petit-fils Louis XV entame son règne personnel en 1723e 149. Son Premier ministre le cardinal Fleury (1726-1743) va se trouver entraîné dans un double conflit, colonial avec l'Angleterre, successoral avec l'Autrichee 150, ces guerres donnant lieu à des résultats contrastése 151. En 1763, la France abandonne au traité de Paris ses possessions en Amérique du Nord, tout en conservant ses îles à sucree 152. Trois ans plus tard, la Lorraine est définitivement rattachée à la Francee 152 et en 1768, Louis XVI achète la Corse à la République de Gênese 152. Pendant ce temps, la France connaît une forte vitalité démographiquee 153, économique — la croissance de la production agricole s'accompagne d'une proto-industrialisation, notamment dans le secteur textilee 154 — et surtout culturellee 155. Le siècle des Lumières voit naître de nombreux philosophes, parmi lesquels Montesquieu, Voltaire, Rousseau et Diderote 156 — ce dernier dirige avec son ami D'Alembert la publication de l'Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métierse 157 — dont la diffusion des œuvres est facilitée par l'importance de la langue française en Europee 157. Si ces auteurs diffèrent à de nombreux points de vue, ils ont en commun une critique de la société de leur temps, le principe de séparation des pouvoirs et de respect par le souverain des libertés fondamentales de ses sujetse 158. Les dernières années du règne de Louis XV sont marquées par une opposition de plus en plus forte des Parlements face à l'autorité royalee 159 ; ce problème reste primordial durant les premières années du règne de son petit-fils Louis XVI, qui accède au trône en 1774e 160. Mais le principal enjeu de son règne est d'ordre financier : les contrôleurs généraux des Finances se succèdent, incapables de trouver une solution au surendettement de l'Étate 161, tandis que la croissance économique du début du siècle s'essoufflee 162. En 1788, pour régler le problème financier, le roi convoque les états générauxe 163 ; ce qu'on appellera bientôt l'Ancien Régime vit ses derniers moise 164.
Le siècle des révolutions (1789 - début XXe siècle)
Le 5 mai 1789, les États généraux s'ouvrent à Versaillese 165. Mais les délégués des trois ordres outrepassent rapidement les pouvoirs qui leur sont attribués : à la suite du Serment du Jeu de paume, ils s'érigent en une Assemblée nationale constituante les 17 et 20 juine 166, mettant ainsi fin à l'Ancien Régime. Le 14 juillet, la prison de la Bastille, symbole de l'arbitraire royal, est prise par les insurgés parisiense 166 ; la révolte se propage ensuite dans le payse 166. Le Roi ne peut alors empêcher l'assemblée constituante de décider l'abolition des privilèges dans la nuit du 4 aoûte 166, puis d'adopter le 26 août une Déclaration des droits de l'homme et du citoyene 167. Après un essai de monarchie constitutionnellee 167, la République naît en septembre 1792e 168, et Louis XVI, accusé de trahison, est guillotiné le 21 janvier 1793e 168. La France révolutionnaire se lance alors dans plusieurs années de guerres contre les monarchies voisinese 169, et se radicalise lors de l'épisode de la Terreure 169. Elle ne retrouvera une stabilité partielle qu'en 1795 avec l'instauration du Directoire, une République bourgeoise soucieuse de conserver l'acquis sans verser le sang de ses citoyense 168.
Le 9 novembre 1799, le général Napoléon Bonaparte renverse le Directoire par un coup d'État et lui substitue le Consulate 170 ; cinq ans plus tard, il est couronné Empereur des Française 171. Napoléon Ier crée ou réforme de nombreuses institutions, dont beaucoup existent toujours en 2010note 17,e 172. Surtout, le Premier Empire sera marqué par de nombreuses victoires face aux puissances voisines, donnant à Napoléon une image de génie militairee 173 : au début des années 1810, la moitié de la population européenne est sous son contrôlee 171. Le déclin sera néanmoins rapide : après une éphémère abdication puis un bref retour au pouvoire 174, l'Empereur est définitivement vaincu à Waterloo le 18 juin 1815e 174.
La France entame alors une seconde expérience de monarchie constitutionnellee 175, tandis que le Congrès de Vienne lui retire toutes ses conquêtes postérieures à 1789. Les rois Louis XVIII (1814-1824) et surtout Charles X (1824-1830) remettent en question une partie des acquis de la Révolution, comme la liberté de religion ou la liberté de pressee 176. Face à la contestation qui monte, Charles X tente de restaurer son prestige en prenant Alger le 5 juillet 1830e 176 ; il ne peut cependant empêcher les Trois Glorieuses, un mouvement révolutionnaire qui amène sur le trône Louis-Philippe, un roi alors considéré comme réformateure 177. Néanmoins, si la Monarchie de Juillet est une période d'essor économique important — elle correspond au début de la Révolution industrielle en Francee 178 et à l'ouverture des premières grandes lignes ferroviairese 178 —, Louis-Philippe est davantage acquis au libéralisme économique que politiquee 179 et voit bientôt son pouvoir contesté par des opposants de plus en plus nombreuxe 180.
En février 1848, une nouvelle révolution éclate, dont les objectifs ne sont plus seulement politiques mais aussi sociauxe 181. Néanmoins, si la Seconde République instaure le suffrage universel masculin, abolit l'esclavage dans les colonies et la peine de mort pour raison politiquee 182, elle ne tarde pas à perdre son assise ouvrière suite aux Journées de Juine 183, durant lesquelles plus de 5 000 insurgés sont tués au combat et 25 000 autres arrêtés43,44. Le régime devient alors conservateur et la France élit comme premier président de la République Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de l'empereure 183. Ce dernier organise un coup d'État le 2 décembre 1851e 184 et est couronné empereur l'année suivantee 185. Si les premières années du Second Empire sont celles d'un régime autoritairee 185, Napoléon III entame un tournant libéral en 1860e 186, qui n'empêche pas une montée des oppositions politiquese 187. Les réalisations du Second Empire sont néanmoins nombreuses : outre l'accélération du développement ferroviaire et industriel entamé sous Louis-Philippee 188, la France participe à l'unification italiennee 188, le baron Haussmann redessine la capitalee 188 et une politique sociale est amorcéee 189. La défaite de la France face à une Allemagne en cours d'unification, en 1870-1871, est un double tournant dans l'histoire du pays. D'une part, l'empereur capitule à Sedan le 2 septembre 1870 et la République est proclamée le 4e 190 ; d'autre part, l'Allemagne annexe le Bas-Rhin, l'essentiel du Haut-Rhin et de la Moselle, et une petite partie de la Meurthee 191, des territoires dont la perte va longtemps hanter la mémoire collective françaisee 192.
La Troisième République naît de manière chaotiquee 191. Outre les conséquences de la guerre et la Commune de Paris — une insurrection de la capitale qui est écrasée par l'armée en 1871e 192 —, la nature républicaine du régime n'est pas acquise avant la fin des années 1870e 193. Ce régime sera pourtant le plus long de ceux qu'a connus la France depuis 1789. Les républicains mettent peu à peu en place leur projet politique : l'école est rendue gratuite, laïque et obligatoire en 1881-1882e 194, les libertés de presse et de réunion sont accordées en 1881e 194, le divorce et les syndicats sont autorisés en 1884e 194. Le régime est fortement anticlérical, ce qui le mène jusqu'à la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905e 195. À la même époque, la France se dote d'un vaste empire colonial, qui sera le deuxième au monde après celui du Royaume-Uni en 1914e 196. Si plusieurs crises politiques se succèdent — crise boulangiste, scandale des décorations, scandale de Panamá, affaire Dreyfuse 197 —, la nature républicaine du régime apparaît de moins en moins contestéee 198. La menace principale vient désormais de l'extérieur, où la guerre apparaît de plus en plus imminentee 199.
La France dans les deux Guerres mondiales
Par le jeu des alliances, la France entre en guerre au début du mois d'août 1914 contre l'Allemagne, aux côtés du Royaume-Uni et de la Russiee 200. Après qu'une partie du nord-est de la France a été envahie par l'armée allemandee 201, le front se stabilise à la fin de l'année 1914 et ne se déplacera plus beaucoup jusqu'en 1918e 201 : les batailles, si elles sont très meurtrières — telle la bataille de Verdun en 1916 —, ne se terminent généralement que par un statu quoe 201. Si la classe politique s'est dans un premier temps unie sous la bannière de l'Union sacrée, les tensions sociales se font de plus en plus fortes à partir de 1917e 202, en raison du nombre extrêmement élevé de victimes — 1 400 000 morts au totale 203 —, des difficultés économiquese 202 et de la longueur d'une guerre qui semble ne jamais devoir finire 202. Après que le front a été rompu par les armées alliées à partir de l'été 1918e 202, l'Allemagne signe le 11 novembre l'armistice de Rethondese 203. Outre le retour de l'Alsace-Lorraine à la France, les conditions de la paix que Paris souhaite imposer à Berlin lors du traité de Versailles sont particulièrement dures : la France compte en effet faire payer les dommages de la guerre à celle qu'elle accuse d'en être la seule responsablee 203.
Après quelques années de reconstructione 204 — de nombreux villages du nord-est avaient été entièrement détruits —, la France, dont la politique est désormais tournée vers l'extérieur, peine à retrouver sa vigueur économique d'avant-guerree 205. Elle sera néanmoins touchée bien après la plupart des autres puissances par la crise des années 30e 206. Mais si cette crise est tardive, elle est durable et profonde. Aux difficultés économiques s'ajoute une crise de régime, qui tourne à l'émeute le 6 février 1934e 207. L'arrivée au pouvoir en 1936 du Front populaire, une coalition de partis de gauche menée par Léon Blum et à l'origine de plusieurs avancées socialesnote 18, est un signal d'espoir pour beaucoup de Française 208, mais ce gouvernement ne tarde pas à se déchirere 209. Au final, lorsque la France déclare le 3 septembre 1939 la guerre à l'Allemagne naziee 210, elle sort tout juste de la plus grande crise qu'ait connue la Troisième République.
Après huit mois sans combats (la « Drôle de guerre »)e 211, la Wehrmacht envahit le 10 mai 1940 le nord-est de la Francee 212. Après seulement six semaines, une grande partie du territoire français est occupée par l'armée naziee 212, et le Maréchal Philippe Pétain, nommé président du Conseil le 16 juine 212, demande l'armistice le 22e 212. La France est alors divisée entre une « zone occupée » au nord et à l'ouest et une « zone libre » au sud-este 212. Le Maréchal Pétain obtient les pleins pouvoirs le 10 juillete 213, signant ainsi la fin de la Troisième République et la naissance du Régime de Vichy (du nom de la ville où le gouvernement s'était installé)e 212, qui mène une politique conservatrice, traditionaliste et antisémite et collabore avec le Troisième Reiche 214. Dans le même temps, la Résistance s'organise, à la fois à l'intérieur du payse 215 (par le sabotage de voies ferrées ou le sauvetage de Juifs par exemple) et à l'extérieur, où le Général Charles de Gaulle, rendu célèbre par son appel du 18 juin 1940 sur la BBCe 216, parvient peu à peu à prendre la tête d'une « France libre »e 217. Le débarquement allié du 6 juin 1944 en Normandie sonnera le glas du Régime de Vichye 218, et le début de la Libération de l'Europee 219. Au total, ce conflit aura tué moins de militaires que le précédentnote 19, mais les victimes civiles sont nombreuses – au moins 75 000 Juifs installés sur le territoire français ont été tués lors de la Shoah45,note 20 – et les blessures psychologiques et politiques longues à cicatrisere 219.
La France depuis la Libération
Après l'exécution extra-judiciaire puis judiciaire de nombreuses personnalités politiques et intellectuelles, accusées de collaboration avec le Troisième Reiche 219, commence une période de renouveau pour la Francee 220. Si le Général de Gaulle ne peut empêcher l'adoption d'une constitution proche de celle de la Troisième Républiquee 221, dont le parlementarisme mènera plusieurs fois le régime au bord de la paralysiee 222, l'après-guerre voit la création de la Sécurité sociale, le droit de vote accordé aux femmes ou encore la nationalisation de nombreuses entreprisese 220. La France entame dans le même temps une période de forte croissance économiquee 223, que l'économiste Jean Fourastié appellera « Trente Glorieuses »46. Mais l'essentiel du travail de la Quatrième République est encore une fois lié à la politique extérieure : malgré la puissance du Parti communiste, la France choisit le camp occidental dans la Guerre froide qui s'ouvre à cette époque et intègre l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN)e 221. La Quatrième République doit également faire face aux débuts de la décolonisation : après huit ans de guerre, l'Indochine française cesse d'exister pour laisser place en 1954 à plusieurs États indépendants e 224, et l'Algérie française s'enfonce à partir de 1954 dans un conflite 224 qui reste en 2010 une zone d'ombre de l'histoire de Francenote 21,e 225. Enfin, la Quatrième République voit les débuts de la construction européenne : après la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) en 1951e 226, la France est l'un des six membres fondateurs de la Communauté économique européenne en 1957e 227.
Le 1er juin 1958, suite à l'insurrection de généraux favorables à l'Algérie française et qui avaient exigé le retour de De Gaulle au pouvoire 228, le général est investi Premier ministre par le Parlement avec pour mission de donner à la République une nouvelle constitutione 229. La Cinquième République donne au président des pouvoirs plus larges face au Parlemente 230, créant un régime d'un type nouveau, parfois qualifié de « semi-présidentiel »note 22. De Gaulle donne leur indépendance aux pays d'Afrique noire en 1960e 231, puis à l'Algérie en 1962 malgré l'opposition de l'armée qu'il avait semblé un temps soutenire 232. Dans le domaine des relations internationales, De Gaulle affirme l'indépendance de la France face aux États-Unis, notamment en critiquant la guerre menée par Washington au Vietnam et en se retirant du commandement intégré de l'OTANe 233. Mais la crise étudiante et sociale de mai 1968 met en avant l'archaïsme d'un régime qui semble déconnecté des aspirations de son temps. Charles de Gaulle démissionne moins d'un an plus tard, après l'échec du référendum de 1969e 234. Le gaullisme se maintient néanmoins au pouvoir cinq ans de plus, sous la figure du président de la République Georges Pompidoue 235.
En 1974 s'ouvre l'ère post-gaulliste, avec l'arrivée d'une personnalité issue du centre, Valéry Giscard d'Estaing, au poste de présidente 236. Alors que la France entre peu à peu dans la crise des années 70, les premières années de son mandat sont marquées par plusieurs lois tentant d'adapter la loi aux mutations de la société française, comme la loi Veil, qui légalise l'interruption volontaire de grossesse (IVG)e 237 ou l'abaissement de 21 à 18 ans de l'âge de la majoritée 238. Mais le véritable tournant a lieu en 1981, lorsqu'un président socialiste, François Mitterrand, est élue 239. Face à la situation économique qui s'aggrave – malgré les périodes de faible croissance qui alternent avec les crises –, celui-ci tente dans un premier temps une politique de relancee 240, tout en adoptant des mesures symboliquement fortes comme l'abolition de la peine de mort47. Dans le même temps, la France poursuit la construction européenne, en signant l'Acte unique en 198648 puis en ratifiant par référendum en 1992 le Traité de Maastricht, qui crée l'Union européennee 241. Si François Mitterrand est réélu en 1988, la France connaît entre 1986 et 1988 puis entre 1993 et 1995 deux périodes de « cohabitation »e 242, situation jusque là inédite où le Président n'appartient pas au même parti que son gouvernement et qui offre une lecture nouvelle des institutions. Cette situation se reproduit entre 1997 et 2002, mais de façon inversée, après qu'un président de droite, Jacques Chirac, a été élu en 1995e 243 ; le gouvernement de « gauche plurielle » dirigé par le socialiste Lionel Jospin adopte plusieurs réformes emblématiques mais contestées, comme la loi sur les 35 heures49 ou la création du Pacte civil de solidarité (PACS), destiné à donner un cadre légal aux couples hétérosexuels comme homosexuels50. La France adopte dans le même temps la monnaie unique européenne51.
L'élection présidentielle de 2002 est marquée par une surprise électorale, avec l'élimination de Lionel Jospin dès le premier tour au profit de Jean-Marie Le Pen, candidat de l'extrême droite52. Jacques Chirac est alors logiquement réélu52, et les gouvernements Raffarin puis Villepin sont marqués par l'opposition de la France à la guerre en Irak53, par le « non » au référendum sur la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe54 puis par les émeutes urbaines de novembre 200555. Si Nicolas Sarkozy, président à partir de 2007, appartient au même parti que son prédécesseur, la politique qu'il mène se veut de « rupture »56. Le gouvernement « d'ouverture » que François Fillon forme avec des personnalités issues non seulement de la droite, mais aussi du centre et de la gauche56, doit cependant faire face à la crise économique venue en 2008-2009 des États-Unis57.
Politique et administration
La France est une démocratie libérale, dont le gouvernement a la forme d'une république. Les fondements de l'organisation politique et administrative actuelle de la France ont été fixés en 1958 par la Constitution de la Cinquième République. Selon l'article premier de cette constitution, « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». Depuis 2003, ce même article affirme en outre que « son organisation est décentralisée ».
Organisation des pouvoirs
L'organisation des pouvoirs en France est définie par la constitution de 1958, qui a été amendée à plusieurs reprisesk 1 ; le rôle de chaque institution est cependant défini tant par la pratique observée depuis 1958 que par le texte de la Constitutionk 1. La France possède un régime politique original par le large pouvoir dont disposent à la fois le Parlement et le Président de la République, ce qui a amené les constitutionnalistes à parler de « régime parlementaire présidentialisé », de « régime semi-présidentiel » ou encore de « régime parlementaire bireprésentatif »note 23.
Le pouvoir législatif appartient au Parlement, formé de deux chambres, l'Assemblée nationale et le Sénatk 2. L'Assemblée nationale, chambre basse du Parlement, est formée de 577 députés en 201058, élus pour cinq ans au suffrage universel direct au scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans des circonscriptions découpées au sein des départementsk 3. L'Assemblée nationale a le dernier mot en cas de désaccord prolongé avec le Sénat sur l'adoption d'une loik 4. Ce dernier est formé en 2010 de 343 sénateurs élus pour six ans par 150 000 grands électeurs (principalement des élus locaux)59 et est de ce fait considéré comme moins représentatif que l'Assemblée nationalek 5.
Le pouvoir exécutif appartient en premier lieu au Président de la Républiquek 6, élu pour cinq ans60 au suffrage universel direct au scrutin uninominal majoritaire à deux toursk 7. Le Président de la République est le chef de l'État et le chef des armées, il promulgue les lois et peut dissoudre l'Assemblée nationalek 8. Il nomme le Premier ministre, et, sur proposition de celui-ci, les membres du gouvernementk 9. Le gouvernement peut être renversé par une motion de censure adoptée par l'Assemblée nationalek 4. Lorsque la majorité parlementaire et le Président n'appartiennent pas au même parti politique, une lecture nouvelle des institutions voit le jour — on parle alors de cohabitationk 2.
Le pouvoir judiciaire, quant à lui, est séparé des deux autres, bien que le Président de la République dispose d'un droit de grâce61. Il est lui même subdivisé entre un ordre administratif, dont la plus haute juridiction est le Conseil d'État, et un ordre judiciaire, dont la plus haute juridiction est la Cour de Cassationk 10. Le droit français, de tradition romano-civiliste62, stipule que tout accusé, avant d'être condamné, est présumé innocent, et qu'une affaire peut être rejugée en appel sur demande d'une des partiesnote 24,63.
La conformité des lois à la Constitution, la régularité des scrutins et, plus largement, le respect des institutions est contrôlée par le Conseil constitutionnelk 11.
Découpage territorial et décentralisation
Cliquez sur une région pour lire l'article la concernant.
La France métropolitaine est divisée en de multiples collectivités territoriales, de trois niveaux, la commune, le département et la région. Ces collectivités territoriales sont en même temps des circonscriptions administratives dans lesquelles l'État intervient au travers de ses services déconcentrés. Les communes, au nombre de 36 570 en métropole au 1er janvier 2009I 5, correspondent généralement au territoire d'une ville ou d'un village ; elles sont dirigées par un conseil municipalk 12, qui élit un maire, à la fois agent de la collectivité territoriale et représentant de l'État dans la communek 13. Depuis les années 1990, la coopération entre les communes a été renforcée par l'émergence d'établissements publics de coopération intercommunale, dont le rôle s'accroitk 14. Les 96 départements de métropole, créés pendant la Révolution françaisek 15, sont dirigés par un conseil général, dont les membres sont élus au sein des cantonsk 16 ; l'État y est représenté par un préfetk 17. Quant aux 22 régions de métropole, dont l'existence est plus récentek 17, elles sont dirigées par un conseil régionalk 18, et l'État y est représenté par un préfet de régionk 19. À ces collectivités territoriales s'ajoutent d'autres divisions territoriales de la France, tels que le canton, l'arrondissement ou plus récemment le pays, mais elles ne possèdent pas de dirigeants élusnote 25.
Comparée à ses voisins européens, la France a longtemps été marquée par une forte centralisation politique, les collectivités territoriales disposant de pouvoirs relativement faiblesk 15. Néanmoins, cette situation a beaucoup évolué depuis le début des années 1980, en deux temps principalement. Les lois Deferre ont supprimé la tutelle administrative a priori du préfet sur les décisions des collectivités territoriales et transféré l'exécutif départemental du préfet au président de conseil général64 ; l'« acte II » de la décentralisation, mis en place entre 2002 et 2004 par le gouvernement Raffarin, a notamment élargi la démocratie locale et renforcé le principe de l'autonomie financière des collectivités territoriales64. En 2010, les compétences des collectivités territoriales sont nombreuses, et concernent notamment l'enseignement, les transports, le développement économique et l'action sociale65. Néanmoins, la superposition de multiples échelons et la limite souvent floue entre les compétences des différentes collectivités territoriales est la source de débats sur l'avenir de la décentralisation, sur lequel le gouvernement Fillon s'est penché entre 2008 et 201066.
France d'outre-mer
Les territoires français situés hors d'Europe, qui correspondent à d'anciennes colonies restées françaises, sont quant à eux soumis à des régimes administratifs et juridiques très différents les uns des autres67. Ces territoires, dont la situation économique est globalement moins bonne que celle de la métropole, bénéficient de nombreuses aides de l'État68.
La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, la Réunion et à partir de 2011 Mayottenote 26 sont à la fois des départements et des régions d'outre-mer, dont le statut est similaire à celui des départements et régions métropolitaines, bien que les lois françaises puissent prévoir des dispositions spécifiques les concernant69. Ces départements font partie des régions ultrapériphériques de l'Union européenne, et sont soumis à la législation européenne70.
En revanche, les autres territoires français d'outre-mer ne font pas partie de l'Union européenne, bien que leurs habitants disposent de la citoyenneté européenne71. Il s'agit tout d'abord des six collectivités d'outre-mer, au statut très divers, la Polynésie française, Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon et jusqu'en 2011 Mayottenote 26,72. Bien que l'État y conserve certaines prérogatives exclusives, elles sont soumises en grande partie à une législation spécifique et bénéficient de la spécialité législative67. La Nouvelle-Calédonie, de son côté, est une collectivité territoriale sui generis, à l'autonomie très poussée, et où un référendum sur l'indépendance doit être organisé entre 2014 et 201973. Enfin, les Terres australes et antarctiques françaises et l'île de Clipperton, qui n'accueillent aucun habitant permanent, sont gérées directement par l'État ou son représentant73,74.
Tendances politiques, partis et élections
Sans être comparable au système américain, le système politique français, et notamment le suffrage uninominal majoritaire qui prévaut lors des élections présidentielles et législatives, tend à une bipolarisation ou à une tripolarisation de la vie politiquen 3. Dès lors, on observe depuis les débuts de la Cinquième République une tendance au regroupement des partis ; mais les retours en arrière sont fréquentsk 20, et l'audience des principaux partis tend à diminuer au profit des petites formationsnote 28. Le paysage politique français a connu trois évolutions majeures depuis les années 1980 : la chute de l'audience du Parti communiste françaisn 4, la baisse progressive de l'électorat centriste et la hausse du vote pour des partis non-parlementaires, notamment à l'extrême droiten 3. Ces deux dernières évolutions ont cependant été en partie contredites lors de récents scrutins. Par ailleurs, l'abstention concerne un nombre de plus en plus élevé d'électeurs76.
Depuis les années 1990, les deux principaux partis français sont l'Union pour un mouvement populaire (UMP) — Rassemblement pour la République (RPR) avant 2002 — et le Parti socialiste (PS)77. L'Union pour un mouvement populaire est un parti de droite et de centre-droit78, membre du Parti populaire européen. Il est en 2010 le parti le plus représenté dans les institutions politiques nationales, puisque le Président de la République, le Premier ministre, 56 % des députés79 et 40 % des sénateurs80 en sont membres. Le Parti socialiste est un parti de gauche et de centre-gauche78, membre du Parti socialiste européen. De nombreux autres partis participent à la vie politique de la France : les plus importants sont le Front national (FN, extrême droite), le Mouvement démocrate (MoDem, centre), le Nouveau Centre (centre-droit), le Parti communiste français (gauche), le Parti radical de gauche (centre-gauche) et les Verts (écologistes)note 29,n 5.
Dirigeants actuels
Depuis l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy, ancien président de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), est Président de la République. À la suite de la victoire de l'UMP aux élections législatives de 2007, Nicolas Sarkozy a nommé François Fillon Premier ministre. Ce dernier est à la tête d'un gouvernement qui se veut « d'ouverture », rassemblant des personnalités venues principalement de l'UMP, mais aussi du centre et de la gauche56. Ce gouvernement, remanié à plusieurs reprises, compte au 1er mars 2010 40 membres, dont 13 femmes et deux ministres d'État, Jean-Louis Borloo et Michèle Alliot-Marie81.
Finances publiques
En France, les prélèvements obligatoires représentaient 44,4 % du PIB en 2006a 1, le sixième taux le plus élevé parmi les pays membres de l'OCDEa 1, et ce taux a tendance à augmentera 2. Les cotisations sociales représentent près de 38 % du total, dix points de plus que la moyenne des pays de l'OCDEa 3 ; à l'inverse, la France est le pays développé où les impôts sur le revenu et sur les sociétés représente la part la plus faible du total des prélèvements obligatoiresa 4. Dès lors, la fiscalité indirecte prime en France sur la fiscalité directe, à l'instar des pays de l'Europe du Suda 5. Si la fiscalité directe n'a donc qu'un poids relativement faible dans les finances publiques françaises, elle est très inégalement répartie entre les contribuables — en 2005, 5 % des foyers fiscaux ont payé plus de la moitié de l'impôt sur le revenua 6 —, malgré les abaissements successifs des taux d'imposition des tranches supérieuresa 7.
Malgré le taux élevé des prélèvements obligatoires, les dépenses publiques les dépassent nettement, totalisant 53,9 % du PIB en 2006a 8. Dès lors, le déficit public est élevé, atteignant 2,7 % du PIB en 2007I 6 et même 7,9 % en 2009 du fait de la conjoncture économique82. La dette publique de la France, quant à elle, atteignait 1 457,4 milliards d'euros fin 2009, soit 75,8 % du PIBI 7, contre 20,7 % en 1980a 9. La France est néanmoins tenue de respecter les critères du Pacte de stabilité et de croissance de la zone euro, qui limite le déficit budgétaire à 3 % du PIB et la dette publique à 60 % du PIBa 10.
Protection sociale
Depuis la création de la Sécurité sociale en 1945a 11, elle est au cœur du système de protection sociale français, bien que l'État, les collectivités territoriales et les mutuelles aient aussi un rôle importanta 12. Le maintien des régimes de protection sociale dont disposaient certaines professions avant 1945 explique la grande complexité du systèmea 13, qui compte pas moins de 120 régimes de base et 1 200 régimes complémentairesa 14. Le régime général de la Sécurité sociale, qui compte de loin le plus grand nombre d'adhérentsa 13, est divisé en quatre branches correspondant aux quatre risques majeurs, la maladie, les accidents du travail et maladies professionnelles, la vieillesse, et la famillea 13. Si cette protection sociale ne concernait dans un premier temps que les personnes actives, elle s'est peu à peu étendue à toute la population active comme inactive dans beaucoup de domaines, par exemple lors de la création de la couverture maladie universelle (CMU) en 1999a 11. En outre, à la fin des années 1990, six millions de personnes dépendaient des minima sociauxd 1.
Les prestations sociales sont principalement financées par les cotisations sociales versées par les actifs (65,5 % du total en 2005a 15), mais aussi — et de plus en plus — par l'État et les collectivités territorialesa 15. En 2005, les dépenses de protection sociale — au sens le plus large du termenote 31 — représentaient près de 30 % du PIB et plus de 45 % du revenu disponible ajusté des ménagesa 16. Malgré les efforts menés par les gouvernements successifs pour maitriser les dépenses socialesa 17, celles-ci augmentent rapidementa 18, du fait notamment de l'augmentation des dépenses de santé des ménagesa 19 et du vieillissement de la populationa 20 — le rapport actifs sur inactifs de plus de 60 ans, qui était de 3 en 1970, est de 2,07 en 2010 et devrait atteindre 1,36 en 2050a 21. Les dépenses sociales expliquent à elles seules la quasi-totalité de la progression des dépenses publiques (en pourcentage du PIB) depuis 1960a 22, et la Sécurité sociale affiche en 2009 un déficit de 23,5 milliards d'euros84.
Défense
La France fait partie des cinq pays qui sont juridiquement reconnus comme « États dotés de l’arme nucléaire » par le traité de non-prolifération nucléaire85. L’Armée française est, avec celle du Royaume-Uni, l’une des plus dotées financièrement en Europe86. La France lui consacre 2,5 % de son PIB (soit un budget de 39 milliards d’euros en 201087), là où ses homologues européens (hors Royaume-Uni et Grèce) y consacrent 1,5 % de leur PIB en moyenne86.
Les forces militaires sont divisées en quatre armées principales, soit l’Armée de terre, la Marine nationale, l’Armée de l’air et la Gendarmerie nationale88.
Depuis 1996, l’Armée est devenue de métier et le service militaire réduit à une Journée d'appel de préparation à la défense mixte89. D’une capacité d'environ 350 000 hommes88, elle est déployée à travers le monde, dans des théâtres d'intervention comme l'Afghanistan, le Liban, le Tchad, la Côte d’Ivoire et le Kosovo90, mais aussi en vertu de traités internationaux à Djibouti, au Sénégalnote 32 et au Gabon91, sans oublier les troupes positionnées dans la France d'outre-mer92. Elle mobilise en outre plus de 1 000 hommes dans le cadre du plan Vigipirate93.
Appartenance à des organisations internationales
La France est un des membres fondateurs de l'Union européenne, de l'espace Schengen et de la zone euro. Elle est également un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle est enfin membre de multiples organisations internationales, comme l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le G8, le G20 ou la Francophonie.
Depuis 1945, quelle que soit la majorité au pouvoir, l’Europe est un axe majeur de la politique étrangère française. Deux des sept Pères de l'Europe, Jean Monnet et Robert Schuman, sont français94,95 ; l'un des objectifs était alors d'éviter une nouvelle guerre mondiale en facilitant la réconciliation franco-allemande96. Néanmoins, le positionnement de la France et des Français vis-à-vis de l'Europe a souvent été ambigu : du rejet par l'Assemblée nationale du Traité créant la Communauté européenne de défense en 195497 à celui par référendum du Traité établissant une Constitution pour l'Europe en 200554, les coups d'arrêt français à la construction européenne ont été nombreux.
En raison de l'application quasi-systématique de la règle de l'unanimité, la France a longtemps pu mener ses politiques de manière relativement autonome, sans abandon de souveraineté à l'Union européennek 21. En revanche, depuis le traité de Maastricht en 1992, les domaines dans lesquels l'Union européenne a compétence exclusive se multiplientk 22. Une grande partie du droit applicable en France est aujourd'hui d'origine européennek 23, d'autant plus que le droit européen prime sur le droit nationalk 24,d 2. La France, puissance moyenne, ne peut peser sur la scène mondiale dans beaucoup de domaines que grâce à l'Union européenned 3. L'unification du marché européen et l'instauration d'une monnaie unique en 1999 a entraîné de profondes mutations de l'économie françaised 4, bien que le caractère bénéfique ou non de ces mutations fasse débatd 5,98. La France est le premier bénéficiaire de la Politique agricole commune99, qui représente la moitié du budget de l'Union européenned 6.
Politique étrangère et diplomatie
Depuis la présidence du général de Gaulle (1958-1969), la politique étrangère de la France est caractérisée par une volonté d'indépendance, notamment vis-à-vis des États-Unis100, ce qui s'est traduit par la mise au point par la France d'armes nucléaires et par le retrait de la France du commandement intégré de l'OTAN de 1966 à 2009100. La France a longtemps été vue comme un allié du monde arabo-musulman, critique vis-à-vis de la politique de l'État d'Israël101.
Le réseau des représentations diplomatiques de la France est le deuxième du monde102, avec actuellement 156 ambassades et 97 postes consulaires répartis sur les cinq continents102.
La France mène une politique active d'aide aux pays en voie de développement, notamment d'Afriquenote 33,103. L'aide publique au développement représente 0,39 % du revenu national brut français en 2007, un des taux les plus élevés d'Europe occidentale104.
Symboles républicains
Selon la constitution de la Cinquième République, la France possède plusieurs emblèmes, datant pour l'essentiel de la Révolution française. Le drapeau de la France est constitué de trois bandes verticales d'égale largeur, de couleurs bleu, blanc et rouge105. La France a pour hymne national la Marseillaise105, un chant composé par Rouget de Lisle et parfois critiqué pour la violence de son texte106. Enfin, la République française a pour devise les trois mots « Liberté, Égalité, Fraternité »105.
En outre, plusieurs symboles officieux existent pour représenter la France. En particulier, le buste de Marianne, une femme portant le bonnet phrygien, orne les mairies, et son visage est représenté sur les timbres-poste et les faces françaises des centimes d'euronote 34,107.
Depuis 1999, le gouvernement français s'est doté d'un logotype rappelant le drapeau et la devise du pays, ainsi que la figure de Marianne.
Population et société
Démographie
L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) estime le nombre d'habitants en France à environ 65,4 millions au 1er janvier 2010I 8, dont environ 64,7 millions pour la métropole et les départements d'outre-mer, et 62,8 millions pour la seule métropoleI 9. Près de 1 % de la population mondiale habite donc sur le sol français109. Un recensement national général était organisé à intervalles réguliers depuis 1801, mais depuis janvier 2004, le recensement est réalisé tous les ans dans les communes de 10 000 habitants ou plus, hors collectivités d'outre-mer, et tous les cinq ans ailleursI 10.
Après avoir été relativement faible au XIXe et au début du XXe siècle — la France a connu une transition démographique rapide et peu marquéei 3 —, la croissance démographique française est aujourd'hui l’une des plus fortes d’Europe, combinant un taux de natalité supérieur à la moyenne européenne (821 000 naissances en 2009 contre 536 000 décès) et un solde migratoire positif (environ 71 000 individus en 2009) : la population de la France s'est donc accrue de 0,54 % en 2009I 11.
En outre, la pyramide des âges voit depuis le début du XXIe siècle sa structure évoluer. La part de la population la plus âgée augmente, en raison à la fois de la progression de l’espérance de vie (la France jouit d'une des plus longues espérances de vie au mondenote 35) et de l’arrivée au troisième âge de la génération du baby boom — ce phénomène est appelé communément le papy boom. La proportion de plus de 60 ans dans la population française est ainsi passée de 17 à 22 % entre 1980 et 2009, et devrait dépasser le tiers en 2050i 4.
Immigration, population étrangère et minorités visibles
La France accueillait en 2006 4,9 millions d'immigrés (nés étrangers hors du territoire) et 3,5 millions d'étrangers (personnes de nationalité étrangère)i 5, dont 200 000 à 300 000 seraient en situation irrégulière sur le territoire françaisi 6 — des valeurs proches de la moyenne des autres États d'Europe occidentale110. Malgré la politique officielle d' « immigration choisie », 560 000 nouveaux immigrés se seraient établis sur le sol français entre 2002 et 2007i 7. Au total, on estimait en 1999 que 14 millions de personnes (soit un quart de la population française) avaient au moins un parent ou un grand-parent immigréi 8.
Les immigrés perçoivent des revenus inférieurs d'un tiers en moyenne à ceux des non-immigrési 9 ; ils sont deux fois plus nombreux à ne pas être diplômési 9 et trois fois plus nombreux à vivre sous le seuil de pauvretéi 9. Néanmoins, ces différences sont avant tout liées à la situation sociale des immigrés : à situation sociale égale, leur formation scolaire et leurs revenus sont proches de ceux des Français nés en Francei 10.
Les populations d'origine immigrée, et celles qui appartiennent à des minorités visibles, sont souvent victimes de discriminations en Francei 11. Face aux difficultés d'intégration que connaissent les populations immigrées, une partie minoritaire de cette population se tourne vers le communautarisme et le fondamentalisme religieuxi 12. Pourtant, on assiste à une certaine convergence des modes de vie des populations immigrées et des Français de longue datei 13.
Famille, sexualité et égalité des sexes
La France est le pays le plus fécond d'Europe après l'Islande et l'Irlande111. La descendance finale des femmes nées en 1959 est de 2,12 enfants par femme, tandis que l'indicateur conjoncturel de fécondité était de 1,99 enfant par femme en 2009 (1,98 en France métropolitaine)I 12.
Les mutations qu'a connu la famille en France depuis les années 1960 sont aussi nombreuses que profondes. Les naissances sont dans la majeure partie des cas voulues, en raison du développement de la contraception et de l'avortement — plus de 200 000 IVG sont pratiquées chaque année en FranceI 13. Une partie grandissante des couples préfère au mariage l'union libre, ou le Pacte civil de solidarité (PACS), un contrat d'union plus souple que le mariagei 14. Quant aux divorces, leur nombre a été multiplié par 3,2 entre le début des années 1970 et la fin des années 2000i 15.
Quant aux différentes formes d'altersexualité, elles sont dans l'ensemble acceptées en France, même si la loi précède souvent les mentalités dans la tolérance vis-à-vis des minorités sexuellesnote 36,i 16. Les questions de l'adoption et du mariage des couples homosexuels sont régulièrement l'objet de débats en Francei 17.
Si la place des femmes dans la société française a beaucoup évolué au cours du XXe siècle, favorisées à la fin du siècle par de nombreuses lois contre les discriminations qu'elles subissent, la France reste loin de l'égalité hommes-femmesi 18. Pour un emploi à temps plein, les femmes touchent en moyenne un salaire 19% inférieur à celui des hommes, et la discrimination salariale pure serait de 6 à 7 %note 37,i 19. Quant aux fonctions de décision, les femmes y accèdent encore peu : elles ne dirigent que 8% des entreprises de plus de 200 salariési 20, et ne représentent que 18,5% des députés élus en 2007 et 13,1 % des conseillers généraux élus en 2008i 20.
Langues
Le français est la langue très majoritairement parlée en France, et est officiellement « la langue de la République » depuis la loi constitutionnelle de 1992112.
Afin de défendre le patrimoine linguistique du français, jugé menacé par la diffusion des anglicismes, le Parlement français a voté la loi Toubon en 1994, dont le décret d'application rend obligatoire l'usage des termes en français, publiés au Journal officiel par la Commission générale de terminologie et de néologie, dans les documents qui émanent des services et des établissements publics de l'État113.
Selon un rapport au Ministre de l'Éducation Nationale, de la Recherche et de la Technologie et à la Ministre de la Culture et de la Communication d'avril 1999114, il y aurait soixante-quinze autres langues parlées en France en comptant les langues régionales et les langues issues de l'immigration en France métropolitaine, ainsi que les dialectes parlés dans les DOM-TOM. Les plus répandues sont l'alsacien, le basque, le breton, le catalan, le corse, l'occitan, l'arabe, et, outre-mer, les langues créoles.
Religions
Depuis la loi du 9 décembre 1905, les Églises sont strictement séparées en droit de l’État en France. « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte [...]115 ». La religion doit être cantonnée à la sphère privée ; les limites de cette laïcité sont l'objet de débats, par exemple au sujet du port de signes religieux « ostensibles » à l'école en 2003-2004116. Une grande partie des jours fériés en France correspond à des fêtes catholiques. De plus, la maintenance de nombreux édifices religieux est assurée par l'État au titre de la protection des monuments historiques : les édifices religieux représentent près de 30 % des monuments historiques français117.
La France, « fille aînée de l'Église »118, est un pays de tradition catholique ancienne, mais où le poids de l'Église a considérablement diminué. Entre 51 et 64 % de la population serait baptisée119, mais une large part de la population se dit agnostique ou athée. De plus, d'autres religions sont présentes dans des proportions moins importantes, notamment le judaïsme dès l'Antiquité, le protestantisme depuis la Réforme et l'islam depuis l'arrivée en France d'immigrés du Maghreb et du Moyen-Orient au XXe siècle. Par principe, l’État français s’interdit les recensements à caractère religieux ; seules des estimations, imprécises et difficiles à réaliser, permettent de se représenter le poids de chaque confession en France, ainsi que le développement de l'athéisme et de l'agnosticisme :
Total croyants : 35 % |
Sondage CSA en 2003122
|
Sondage par l'IFOP en 2007 pour La Vie123
|
Au-delà de ces valeurs, la perte d'influence des religions est un aspect majeur de l'évolution de la société française aux XIXe et XXe siècles. Près de 80 % des hommes et 70 % des femmes qui se disent d'origine catholique n'assistent jamais à un service religieuxi 21. Même chez les catholiques les plus fervents, l'obéissance aux préceptes de l'Église diminue : 31 % des pratiquants assidus ayant eu des enfants entre 1995 et 2004 les ont eus hors mariagei 22.
Éducation
La mise en place d'un système éducatif dans ce qui deviendra la France remonte à l'époque de Charlemagnee 61. Les débuts de l'enseignement supérieur remontent aux XIIe et XIIIe siècles avec la création des premières universitése 86. À la fin du XIXe siècle, les lois Ferry ont rendu l'école laïque, obligatoire et gratuite124. Depuis la réforme Berthouin en 1959, l’instruction est obligatoire de six à seize ansi 23. Si la formation et la rémunération des enseignants, ainsi que le choix des programmes, sont du ressort de l'État, la gestion des établissements scolaires primaires et secondaires est du ressort des collectivités territorialesnote 38,125.
L'enseignement primaire se déroule en deux phases. L'école maternelle, qui accueille les très jeunes enfants, se donne pour but leur éveil, leur socialisation et la mise en place des outils fondamentaux que sont le langage et le nombre126. Puis, vers l'âge de six ans, les enfants sont accueillis par l'école élémentaire, dont les premiers objectifs sont l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et du calcul, et l'éducation civique127.
L'enseignement secondaire se déroule lui aussi en deux cycles. Le premier est dispensé au collège et aboutit au diplôme national du brevet128. Le deuxième est dispensé au lycée et aboutit à des examens finaux et nationaux : le baccalauréat (professionnel, technologique ou général) et le certificat d'aptitude professionnelle (CAPA dans l'enseignement agricole)129.
L'enseignement supérieur français présente la particularité de faire cohabiter les universités et le système des Grandes écoles, où l'on entre généralement par concours à l'issue des classes préparatoires130. Les enseignements supérieurs pour le brevet de technicien supérieur et les classes préparatoires aux grandes écoles sont dispensés dans des lycées130. Les Grandes écoles sont souvent considérées comme à la fois plus performantes et plus élitistes que les universités.
Par ailleurs, près de 17 % des élèves de l'enseignement primaire et secondaire sont scolarisés dans des établissements privés131, la plupart sous contrat d'association avec l'État et souvent confessionnels.
La France a connu depuis la Libération un élargissement considérable de la scolarisation. En 1936, moins de 3 % d'une classe d'âge obtenait le baccalauréat ; ce pourcentage est passé à 30 % en 1985 et 60 % en 1995i 23. Néanmoins, cette démocratisation de l'enseignement ne supprime pas les inégalités sociales : 25 % des enfants d'ouvriers nés entre 1974 et 1978 sont diplômés de l'enseignement supérieur, contre 77 % des enfants de cadresi 24. Ces inégalités sont encore plus fortes dans les grandes écoles : seuls 2,9 % des étudiants admis à l'École nationale d'administration en 2008 avaient un parent ouvrieri 25.
Selon le programme PISA de comparaison des systèmes éducatifs nationaux, les résultats du système éducatif français sont en recul par rapport aux autres États membres de l'OCDE132, mais ce pessimisme n'est pas universeli 26. Malgré les plans de prévention, l'illettrisme touche 3,1 millions de personnes, soit 9% de la population âgée de 18 à 65 ans ayant été scolarisée en France133.
Santé
En France, comme dans le reste du monde, les soins de santé sont délivrés par des professionnels de la santé qui peuvent être libéraux (médecins généralistes, dentistes,...) ou travailler dans des hôpitaux. Ces derniers peuvent être publics ou privés. Le système de santé français est en grande partie financé par la branche maladie de la sécurité sociale.
Le nombre de médecins pour 1 000 habitants était de 3,22 en 2008, un des taux les plus élevés au monde134. Les Françaises et les Français bénéficient également d'une des espérances de vie les plus longues du mondei 27, même si le taux de mortalité prématurée (avant 65 ans) est élevéi 28. Les dépenses de santé par habitant étaient de 4 719 $ par an en 2008135, ce qui place la France au-dessus de ses grands voisins européens, mais en dessous de la Suisse, de la Norvège, du Danemark, du Luxembourg, et des États-Unis. De 1950 à 2006, la dépense consacrée aux soins et aux biens médicaux est passée de 2,5 à 8,8 % du PIBi 29.
Néanmoins, la santé des habitants de la France n'est pas optimale dans tous les domaines. Malgré la chute de la consommation de vin depuis les années 1960i 29, les Français demeurent les seconds consommateurs d'alcool d'Europe occidentale, après les Irlandaisi 28. 29 % des 18-75 ans fumaient quotidiennement en 2005, malgré les intenses campagnes de lutte contre le tabagismei 30. Quant aux drogues illicites, la plus consommée est le cannabis : 39 % des hommes de 18 à 25 ans en auraient consommé en 2005i 30.
De plus, la France est un des pays d'Europe qui connaît le plus de troubles dépressifsi 31. La France est le plus gros consommateur d'antidépresseurs en Europei 31, et l'un des pays européens où le taux de suicide est le plus élevéi 28.
Médias
En France, c'est la loi du 29 juillet 1881 qui a institué et en même temps limité la liberté de la pressek 25.
Si les presses régionale, hebdomadaire et thématique se vendent bien en Francenote 39,136, la presse quotidienne nationale d'information généraliste est peu diffusée hors de la capitale. Dès lors, les cinq principaux titres de cette catégorie (Le Figaro, Le Monde, Aujourd'hui en France, Libération et La Croix) ne vendent réunis que moins d'un million d'exemplaires chaque jour137, quand le quotidien japonais Yomiuri Shimbun en vend à lui seul plus de 14 millions138.
Depuis 1981 et la légalisation des « radios libres »139, les stations de radio publiques gérées par Radio France sont concurrencées par des stations privées, souvent propriétés de grands groupes de médias140. Dès lors, parmi les quatre premières stations de radio en audience cumulée en novembre-décembre 2009 (RTL, NRJ, France Inter et Europe 1141), seule la troisième est publique. De même, depuis l'apparition de la première chaîne de télévision privée (Canal +) en 1984, plusieurs centaines de chaînes de télévision privées ont vu le jour, diffusées par le canal hertzien, par câble, par satellite ou plus récemment par la télévision numérique terrestre (TNT). Les trois principales chaînes sont TF1, France 2 et France 3142, les deux dernières appartenant au groupe public France Télévisions.
Quant à l'accès au réseau internet, il ne s'est vraiment démocratisé qu'au début des années 2000143. En décembre 2009, 65 % des Français de 11 ans et plus étaient internautes144.
Entre 2001 et 2008, la France est passée de la 10e à la 35e place du classement Reporters sans frontières de la liberté de la presse dans la monde145,146.
Sport
Le sport en France est caractérisé par une tradition sportive ancienne, un rôle prépondérant dans l'organisation du sport modernenote 40 et une grande variété de disciplines pratiquées à haut niveau. Depuis la fin du XXe siècle, le palmarès de la France en fait l'une des meilleures nations au monde dans de nombreux sports. La France est à ce jour la sixième nation sportive au monde147.
Le football est le sport le plus populaire, avec plus de 2,3 millions de licenciés (dont 97 % d'hommes)148, une popularité accrue par la double victoire de la France lors de la coupe du monde en 1998 puis du championnat d'Europe en 2000. Le tennis, l'équitation, les arts martiaux, le basket-ball, le handball et le golf sont également très pratiqués, sans oublier le rugby et la pétanque, essentiellement dans le sud du pays149. De plus, près de sept millions de Français pratiquent le ski chaque hiver, le plus souvent en dehors de toute organisation sportive150. Quant à l'escrime et au cyclisme, il s'agit des disciplines dans lesquelles la France est la plus titrée (respectivement 41 et 37 titres olympiques après les Jeux d'Athènes en 2004)151.
Engagement associatif, syndical et politique
Si les taux de participation aux élections diminuent, la participation protestataire, en revanche, se développei 32. En 2008, 42 % des Français ont participé à une manifestation, contre 25 % en 1981i 32. En comparaison des autres pays développés, la France est souvent vue comme un pays où les manifestations et les grèves sont fréquentes152,153.
Mais cette participation ponctuelle à des événements contestataires ne se traduit pas, loin s'en faut, par un engagement important dans les partis politiques et les organisations syndicalesk 26. Le premier parti politique français, l'UMP, comptait un peu moins de 230 000 adhérents en octobre 2009154, soit moins de la moitié des adhérents de la CDU, le principal parti allemand de centre-droit (540 000 en novembre 2007155). Quant au taux de syndicalisation (8 %), il est le plus faible des pays richesi 33, même s'il est plus important dans le secteur publici 33.
En revanche, les Français sont très impliqués dans le milieu associatif : 14 millions de bénévoles sont membres de plus d'un million d'associationsi 33. Ces associations bénéficient du statut accordé par la loi du 1er juillet 1901156,k 27, et sont particulièrement nombreuses à avoir pour objet le sport, la culture et les loisirsi 33.
Image de la France et des Français
Dans beaucoup de pays, l'arrogance est considérée comme l'une des premières caractéristiques des Françaisl 1,157,158. Les Français sont souvent vus comme hautains, malpolis, contents d'eux, parlant mal les langues étrangères et manquant d'ouverture d'esprit157,158, notamment lorsqu'ils voyagent à l'étranger159. En revanche, les étrangers envient souvent aux Français leur « art de vivre » — réel ou supposé — et leur patrimoine culturel, gastronomique et naturel157. Selon un sondage réalisé en 1988 dans neuf pays industrialisésnote 41, 29 % des personnes interrogées jugent les Français « bavards », 27 % « contents d'eux » et 14 % « froids, distants »l 1. Pour ce qui est des qualités des Français, 48 % des personnes interrogées les jugent « sympathiques », 40 % « intelligents », 38 % « accueillants » et 35 % « débrouillards »l 1.
Quant à la France, elle est vue (notamment aux États-Unis et en Allemagne) comme une puissance moyenne, à l'attitude souvent hypocrite158,160, dont l'aspiration à un rôle majeur sur la scène mondiale est déplacée, sinon ridicule160. Par ailleurs, la France apparaît comme un pays en crise permanente, et le rôle prépondérant de l'État dans l'économie intrigue les dirigeants des autres pays riches160. En Afrique et au Moyen-Orient, la politique africaine et arabe de la France séduit, mais est contrecarrée par des soupçons de néocolonialisme et de complaisance avec des régimes et hommes politiques « amis »157,160.
Économie
L'organisation économique de la France est de type capitaliste avec une intervention étatique relativement forte depuis la fin de la Seconde Guerre mondialec 2. L’économie française est principalement une économie de services161,j 2.
En 2008, la France est la cinquième puissance économique mondiale par le PIB nominal ou la huitième à parité de pouvoir d'achat162.
Revenus de la population et développement humain
Les revenus des Français et leur pouvoir d'achat augmentent régulièrementj 3, mais de façon inégale, ce qui accroit les inégalités économiques entre ménagesd 7. En moyenne, les salariés à temps plein du secteur privé ont touché, en 2007, 29 279 euros bruts, soit 1 997 euros nets par moisj 4. De leur côté, les agents de la fonction publique à temps plein ont reçu 31 266 euros bruts, soit 2 182 euros nets par moisj 4, une différence qui s'explique principalement par une qualification moyenne plus élevée dans le publicj 5. L'éventail des rémunérations est plus resserré dans le secteur publicj 5. Par ailleurs, 14,5 millions de personnes percevaient une pension de retraite en 2007j 6. Les revenus du patrimoine ne représentent que 9 % du revenu primaire brut des ménages, mais cette part est très variable selon les ménagesj 7. Les 15 % des ménages les plus riches possèdent 55,8 % de l’ensemble du patrimoine163.
7,2 % des Français vivaient sous le seuil de pauvreté à 50 % en 2007, et 13,2 % sous celui à 60 %j 8. La moitié d'entre eux ont un emploij 8, souvent à temps partiel et sur la base du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC, qui concerne 3,4 millions de personnesj 9 et équivaut à 8,86 euros bruts par heure en 2010I 14). De 200 à 300 000 personnes sont sans domicile fixe, principalement à Paris et dans les grandes villesj 10.
En 2007, l'indice de développement humain de la France était de 0,961, ce qui place la France au huitième rang mondial164. Néanmoins, la même année, la France n'était qu'au douzième rang des pays de l'Union européenne pour le PIB par habitant en dollars américains aux taux de change courants, alors qu'elle occupait le septième rang en 1987, un recul qui s'explique principalement par une croissance faible du PIB françaisj 11.
Emploi
Si la France a connu durant les Trente Glorieuses une situation proche du plein emploi — au cours des seules années 1960, l'économie française a créé 1,6 millions d'emploisi 34 —, elle fait face depuis la fin des années 1970 à une situation de chômage élevé, malgré des fluctuations qui ont fait espérer le retour du plein emploii 34. Au troisième trimestre 2009, 9,5 % de la population active française est au chômage au sens du bureau international du travailI 15. Le chômage touche particulièrement les jeunes, les moins diplômés, les étrangers, et, dans une moindre mesure, les femmesnote 42,i 35. Si les chômeurs peuvent dans un premier temps bénéficier des allocations versées par le Pôle emploi165, ils ne touchent plus ensuite que le revenu de solidarité active (RSA)166. Les chômeurs de longue durée représentent un tiers de l'ensemble des chômeurs et sont ceux pour qui la réinsertion est souvent la plus difficiled 8.
La situation de l'emploi en France est également marquée par des mutations profondes et structurelles en termes de statut et de secteur d'activité. Le salariat est devenu la principale forme d'emploi en France, représentant 89,5 % des emplois en 2008I 16. Surtout, l'emploi se tertiarise : l'agriculture ne représente plus depuis la fin des années 1970 que moins de 2 % des emploisi 34, et la part de l'industrie a été divisée par deux entre 1978 et 2007, de 28 à 14 % des emploisi 34, faisant de la France une économie postindustrielle167.
Principaux secteurs d'activité
Malgré le maintien à un haut niveau de l'agriculture et de l'industrie, l'économie française est aujourd'hui principalement une économie de services. Le secteur tertiaire s'autonomise peu à peu et devient le principal moteur de la croissance économique du pays161.
Agriculture et agro-alimentaire
L'agriculture est longtemps restée un secteur majeur de l'économie française : en 1945, elle employait encore un tiers des actifsb 21 et restait relativement peu productiveb 22. Si la France a connu, à l'instar des autres pays industrialisés, des phénomènes d'exode rural et de chute de l'emploi agricoleb 23, ce dernier reste plus important que dans les autres pays d'Europe occidentale : l'agriculture employait 3 % des actifs en 2006, contre 2,5 % en Allemagne et 1,3 % au Royaume-Unib 24. L'agriculture française a été considérablement modernisée et mécanisée dans la seconde moitié du XXe siècleb 21, notamment grâce à la politique agricole communeb 23. La France compte 520 000 exploitationsb 24 de 51 hectares en moyenne en 2006b 23, faisant d'elle la première puissance agricole européenneb 22. La spécialisation régionale de la France par type de production s'accentueb 23, et les produits agricoles français sont souvent protégées par des appellations d'origine contrôlée, délimitant un terroir agricoleb 25. La France est le premier producteur de vin au monde, malgré la concurrence récente des vins des « nouveaux mondes »note 43,b 26 ; elle figure également parmi les premiers producteurs mondiaux de céréales, de sucre, de produits laitiers et de viande bovineb 26. Plus de 80 % des produits exportés ont été transformés par des industries agro-alimentaires puissantesb 27. Néanmoins, dans les années 2000, l'agriculture française fait face à des difficultés liées à la surproduction, à la pollution qu'elle suscite et à des revenus très inégaux entre les exploitantsb 21. De même, la pêche apparaît comme un secteur en criseb 28.
Industrie
La France est une des principales puissances industrielles mondialesb 29. Malgré la tertiarisation de l'économie française, les entreprises industrielles représentaient 71,4 % du PIB et 79 % des exportations françaises en 2006b 30. Son industrie est caractérisée par des évolutions paradoxales : à côté d'industries modernes et dynamiques, qui font de la France un des leaders mondiaux dans de nombreux domaines (automobile, aéronautique, aérospatiale, agro-alimentaire, électronique, nucléaire civil, pharmacie, cosmétique, luxe …)b 31, de nombreuses industries traditionnelles (mines, textile, bois, chaussure, construction navale, sidérurgie …) voient leurs effectifs et leurs chiffres d'affaires chuterb 32, obligeant des régions entières (Nord-Pas-de-Calais et Lorraine notamment) à une douloureuse reconversionb 33. À la décentralisation industrielle des années 1960, qui a permis le développement de nombreuses villes de l'ouest et du sud du paysb 34, a succédé une désindustrialisation progressiveb 35 qui s'explique parfois par des délocalisations vers des pays à la main d'œuvre peu onéreuseb 35. Mais si la production se fait de plus en plus souvent à l'étranger, les entreprises françaises restent prédominantes dans de nombreux domainesb 36. Certaines occupent la première place du marché mondial dans leur domaine (par exemple Areva dans la construction de centrales nucléaires168, Danone dans les produits laitiersb 27, L'Oréal dans les cosmétiques169 ou Michelin dans les pneumatiques170). La coopération de la France avec ses voisins européens a permis la constitution d'entreprises de taille mondiale, comme EADS, maison mère d'Airbus et un des deux leaders mondiaux de la construction aéronautiqueb 37,171.
Énergie
Après la disparition complète de la production française de charbon en 2005b 32, le pétrole, le gaz et surtout l'électricité sont les principales énergies consommées en Franceb 32. Si la France ne produit plus de pétrole brut que de façon marginale172, les treize raffineries implantées sur le territoire permettent de satisfaire plus de 90 % de la demande nationaleb 32. Le groupe français Total, qui possède des concessions dans le monde entier, est la sixième entreprise mondiale et la cinquième du secteur173. La part du gaz dans la consommation énergétique française a fortement augmenté depuis les années 1970b 32, mais il s'agit à 97 % de gaz importé, notamment de Russie, d'Algérie et de la mer du Nordb 32. En revanche, la France produit plus d'électricité qu'elle n'en consommeI 17, notamment grâce à 59 réacteurs nucléaires174 (le second parc mondial après le parc américain)175 qui produisaient en 2008 plus de 76 % de l'électricité du paysI 17, mais dont le bilan environnemental est l'objet de débats176. Quant aux énergies renouvelables, leur part dans la production électrique française augmente et s'établit en 2008 à plus de 13 %I 17, en grande partie grâce à l’hydroélectrique.
Commerce et artisanat
Depuis les années 1970, le secteur du commerce a été bouleversé par l'irruption de la grande distribution, qui représente les deux tiers des dépenses alimentaires des Français en 2008j 12. Dès lors, de nombreux petits commerces ont disparu — 54 % des magasins de bricolage et 41 % des épiceries ont fermé leurs portes au cours des années 1990j 12 — même si l'on assiste aujourd'hui à une timide reprise, notamment dans les centres-villesj 13. La puissance de quelques grandes entreprises de la grande distribution — Carrefour par exemple est le deuxième groupe mondial du secteur173 — leur permet d'imposer, dans une certaine mesure, des prix bas aux producteursj 12.
Malgré la concurrence des entreprises industrielles, l'artisanat de son côté est parvenu à conserver une place importante dans l'économie françaisej 12. La majorité des 900 000 entreprises du secteur sont des entreprises individuellesj 12, et 39 % appartiennent au secteur du bâtimentj 12.
Tourisme
La France est le pays le plus visité au monde par les touristes étrangers177, mais seulement le troisième pays au monde pour les recettes liées au tourisme internationalnote 44,177 ; par ailleurs, le tourisme international ne représente qu'un tiers du total des nuitées touristiques177,b 14. Le secteur du tourisme représentait en 2005 894 000 emplois directs, et au moins autant d'emplois indirectsb 14. Plus de 1,3 milliards de nuitées ont été effectuées par des touristes en France en 2007177, dont une partie dans les 3,178 millions de résidences secondaires du paysI 18. Les motifs de ce tourisme sont variés : il s'agit tout à la fois d'un tourisme culturel (notamment à Paris)b 15, balnéaire (notamment sur la Côte d'Azurb 15), naturelb 15, d'affaires (Paris est la première destination mondiale pour ce type de tourismeb 15), de loisirs (Disneyland Paris est de loin le parc d'attractions le plus fréquenté d'Europe178) et de sports d'hiver (dans les Alpes du Nord notammentc 3). Le tourisme bénéficie de l'aide des pouvoirs publics, notamment par l'aménagement des littoraux languedociens et aquitain, des stations alpines et de parcs naturels nationaux ou régionauxc 4. Néanmoins, les tourismes balnéaire et montagnard contribuent à dénaturer et dégrader l'environnement des régions concernéesc 3,b 15. Les sites touristiques payants les plus fréquentés sont dans leur majorité des sites parisiens ou franciliens (Disneyland Paris, Musée du Louvre, Tour Eiffel, Château de Versailles …)179 ; quelques sites de province attirent néanmoins un tourisme nombreux, comme les châteaux de la Loire, le Mont-Saint-Michel ou le parc du Futoroscope179.
Recherche
La France consacre une part moyennement élevée de son PIB à la recherche et développementh 1 (2,02 % en 2009180), mais ces dépenses sont davantage financées par le secteur publich 1 (41 % en 2008181) et consacrées à la recherche fondamentaleh 2 que dans les autres pays de l'Union européenne et a fortiori de l'OCDE. Si la recherche française est à l'origine de nombreuses découvertes et a été récompensée à de multiples reprises (voir infra), le nombre de brevets déposés par des entreprises françaises est relativement faibleh 3, d'autant que les relations entre les entreprises privées et la recherche publique sont souvent jugées médiocresh 2.
La plupart des chercheurs travaillent dans des centres de recherche publicsh 1, comme le CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Depuis 2002, la plupart de ces centres de recherche sont organisés en réseaux avec des universités et des entreprises, pour former des pôles de compétitivité (71 en 2007182).
Finance et assurance
Le secteur bancaire français a longtemps été caractérisé par sa faible concentration, par la ferme réglementation qui l'encadrait et par la part importante du secteur public, mais cette situation a changé au cours des années 1990h 4 et 2000. Les banques françaises Société générale et Crédit agricole se placent respectivement aux neuvième et dixième places mondiales du secteur en 2009183. Le secteur des assurances occupe également une place importante dans l'économie française, AXA étant la première compagnie d'assurance européenne184.
La bourse de Paris, filiale d'Euronext depuis 2000, est le marché officiel des actions en France. L'indice CAC 40, qui regroupe les cours de 40 actions parmi les plus échangées, représentait une capitalisation totale de plus de 1 000 milliards d'euros fin 2009185.
Place de la France dans l'économie mondiale
En 2008, la France est redevenue la cinquième puissance économique mondiale186, derrière les États-Unis, le Japon, la Chine et l’Allemagne, ou la neuvième à parité de pouvoir d'achat187. La France était en 2009 le troisième pays au monde par le nombre d'entreprises figurant parmi les 500 premières entreprises mondiales188 et est actuellement quatrième189.
L'économie française est fortement extravertiea 23, notamment vis-à-vis de ses partenaires européens (65 % des exportations françaises190). Cette situation est en partie liée à l'épuisement ou à l'insuffisance des ressources minières et énergétiques du pays, qui l'obligent à importerd 9. Mais elle s'explique également par l'importance des exportations. Selon une étude du cabinet d'audit KPMG publiée en 2006, « la France offre globalement des coûts d'implantation plus faibles que ses grands voisins européens, non seulement sur l'énergie, les transports et l'immobilier, mais aussi sur la main d'œuvre »a 24. Début 2003, 25 % de la main-d'œuvre industrielle était employée par des groupes étrangers, principalement américains et européensa 25. Avec une part de marché mondiale d'environ 8 %, la France est le second exportateur de produits agroalimentaires produits sur place, notamment grâce aux exportations d'alcoolsa 26.
Néanmoins, le commerce extérieur de la France connaît d'importantes difficultés. Depuis 2004, la France connaît un déficit de sa balance commerciale , de plus en plus creuséa 27 (- 75,4 milliards de dollars en 2009187), une situation qui s'explique en partie par le niveau élevé de l'euro face au dollara 27. Entre 1990 et 2006, la part de marché mondiale de la France dans les exportations de marchandises est passée de 6,3 à 4,1 %a 28 ; la France n'est plus en 2009 que le cinquième importateur et le sixième exportateur mondial187. Selon Eurostat, cette dégradation du commerce extérieur français serait en partie dû à une augmentation des coûts salariaux horairesa 29.
Patrimoine culturel
Patrimoine architectural
La France possède un patrimoine architectural riche, témoin d'une longue histoire et de la rencontre de différents traits civilisationnels. Sur les 714 biens culturelsnote 45 classés au patrimoine mondial par l'UNESCO au 1er janvier 2010, 31 sont français, ce qui fait de la France le troisième pays du monde en nombre de sites culturels classés au patrimoine mondialnote 46,191. Les premiers sites classés en 1979 furent les sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère, l'abbaye du Mont-Saint-Michel, la basilique de Vézelay, la cathédrale de Chartres, le château et le parc de Versailles192. Le patrimoine architectural français comporte à la fois des édifices d'architecture religieuse (l'abbaye de Fontenay par exemple), politique (les châteaux de la Loire), industrielle (la saline royale d'Arc-et-Senans), militaire (les villes fortifiées par Vauban) et urbaine (la place Stanislas de Nancy). Il comporte des exemples d'architecture de toutes les époques, de l'architecture romaine (le pont du Gard) à l'architecture d'après-guerre (le centre-ville du Havre), en passant par des chefs-d'œuvre de l'architecture romane (l'abbaye de Saint-Savin-sur-Gartempe), gothique (la cathédrale d'Amiens) et classique (le canal du Midi). En France, les bâtiments d'intérêt historique peuvent être inscrits ou classés monument historique, ce qui leur assure une protection de l'État.
Patrimoine artistique et événements culturels
Si des productions artistiques sont attestées dans l'espace correspondant à la France actuelle dès la Préhistoirem 1, on ne peut parler d'« art français » avant le début du IIe millénaire de notre ère, à l'époque où un État et une nation commencent à se formerf 1. À partir de cette époque, les Beaux-Arts français vont être en grande partie similaires à ceux du reste de l'Europe occidentale, voyant se succéder un art roman aux XIe et XIIe siècles et un art gothique du XIIe au XVe sièclesm 2 ; la célébration de la puissance de la monarchie françaisef 2, d'un « espace privilégié » (A. Chastel)f 3 et la représentation du sacréf 4 font partie des thèmes privilégiés d'un art principalement commandé par le pouvoir politique ou religieux. La Renaissance et le développement du classicisme au XVIIe siècle puis du néoclassicisme au XVIIIe siècle sont l'expression à la fois d'une recherche de l'ordre et de l'apparat et d'influences antiques et italiennesm 3 ; c'est également à l'époque moderne qu'émergent des figures individuelles d'artistes, telles les peintres Poussin, La Tour, Watteau, Fragonard, Greuze, David, Gros et Ingres, ou les sculpteurs Girardon, Coysevox, Puget et Houdonm 4. Aux XIXe et XXe siècles, la France joue un rôle majeur dans les grands courants et révolutions artistiques occidentaux : le romantisme (Delacroix), le réalisme (Courbet), l'impressionisme (Monet, Renoir, Manet) et le néo-impressionisme (Van Gogh, Cézanne, Gauguin), le fauvisme (Matisse, Vlaminck), le cubisme (Braque, Picasso) ou encore le surréalisme (Duchamp) comptent des artistes français parmi leurs principaux représentantsm 4,m 5. Auguste Rodin, de son côté, révolutionne la sculpture à la fin du XIXe sièclem 6.
|
Nicolas Poussin, L'Inspiration du poète, c. 1629-1630, Musée du Louvre, Paris. |
Jacques-Louis David, La Mort de Marat, 1793, Musées royaux des beaux-arts, Bruxelles. |
Claude Monet, Nympheas, 1916, Musée Marmottan, Paris. |
Auguste Rodin, Le Penseur, 1902, Musée Rodin, Paris. |
Contrairement à plusieurs pays qui s'incarnent dans une grande figure d'écrivain, la littérature française compte de nombreuses figures à l'importance et à la renommée à peu près équivalentesm 7. Il serait vain de tenter d'en faire la liste, mais on peut citer au Moyen Âge les poètes Chrétien de Troyes et Villonm 4 ; au XVIe siècle, le romancier Rabelais, l'essayiste Montaigne et les poètes Du Bellay et Ronsard marquent la Renaissancem 4. Au XVIIe siècle, les dramaturges Corneille, Racine et Molière, le poète Boileau, le fabuliste La Fontaine et l'inclassable Pascal s'attachent à maintenir ou rétablir l'ordre par la raisonm 4 ; au XVIIIe siècle, les auteurs des Lumières Voltaire, Diderot et Rousseau, les romanciers Prévost, Laclos et Sade et les dramaturges Marivaux et Beaumarchais fustigent la société de leur époque tout en abordant des sujets jusque là prohibésm 4. Au XIXe siècle, le roman connaît un apogée avec Stendhal, Balzac, Hugo, Dumas, Flaubert et Zola, mais les autres genres ne sont pas en reste, comme le montrent le mémorialiste Châteaubriand et les poètes Lamartine, Musset, Baudelaire, Vigny, Rimbaud et Mallarmém 4. Au XXe siècle, le manque de recul rend plus difficile la perception de figures majeures ; on peut néanmoins citer les poètes Apollinaire, Éluard, Aragon, Char et Prévert, les romanciers Proust, Gide, Céline, Sartre, Camus et Sarraute, et les dramaturges Giraudoux, Cocteau, Beckett et Ionescom 4.
Divisée au Moyen Âge entre un art religieux inspiré du chant grégorien et le chant profane des troubadours et trouvères193, la musique française atteint un certain apogée à partir de l'époque classique, avec des compositeurs comme Lully et Charpentier au XVIIe siècle, Rameau au XVIIIe siècle, Berlioz, Gounod et Bizet au XIXe siècle, ou Debussy au XXe siècle — beaucoup de ces artistes composent des opéras193. À partir du début du XXe siècle, la musique dite « populaire » prend son essor194, mêlant des genres propres à la France (la chanson française) à des genres importés (rock et rap en particulier), et permettant à des vedettes comme Claude François, Johnny Hallyday, Sheila, Michel Sardou ou Jean-Jacques Goldman195 de vendre des dizaines de millions de disques.
Le cinéma, inventé en 1895 à Lyon par les frères Lumière, reste une activité importante en France malgré la concurrence hollywoodienne : la France est en 2005 le sixième producteur mondialnote 47 et le premier producteur européen de longs-métrages196. Le cinéma français, principalement tourné depuis les années 1980 vers la comédie et le cinéma d'auteur, a produit dans les années 2000 quelques films au succès mondial, comme Le Fabuleux destin d'Amélie Poulainnote 48 ou La Marche de l'empereurnote 49,197. Le Festival international du film, organisé chaque année à Cannes, est l'événement culturel le plus médiatisé au monde198.
Attachée à l'idée d'une « exception culturelle », la France protège sa culture, notamment par le biais de quotas de films français à la télévision et d'œuvres musicales françaises à la radio199.
Une longue tradition scientifique
La France est depuis le Moyen Âge un foyer de connaissances et de découvertes majeur. L'université de Paris, créée en 1200, a été dès son origine et jusqu'à l'époque contemporaine l'une des plus importantes d'Occident200. Au 1er septembre 2010, 56 Françaises et Français se sont vus décerner un prix Nobelnote 50,201 et onze ont obtenu la médaille Fields202.
Au XVIIe siècle, René Descartes définit une méthode pour l'acquisition d'un savoir scientifique, tandis que Blaise Pascal resta célèbre pour son travail sur les probabilités et la mécanique des fluides. Le XVIIIe siècle fut marqué par les travaux du biologiste Buffon et du chimiste Lavoisier, tandis que Diderot et D'Alembert publiaient l’Encyclopédie. Au XIXe siècle, Augustin Fresnel fut le fondateur de l’optique moderne, Sadi Carnot posa les bases de la thermodynamique, et Louis Pasteur fut un pionnier de la microbiologie. Au XXe siècle, on peut citer le mathématicien et physicien Henri Poincaré, les physiciens Henri Becquerel, Pierre et Marie Curie, restés célèbres pour leurs travaux sur la radioactivité, le physicien Paul Langevin ou encore le virologue Luc Montagnier, co-découvreur du virus de l'immunodéficience humaine.
Gastronomie
La cuisine française est renommée, notamment grâce à ses nombreux vins (champagne, vins de Bordeaux ou de Bourgogne ...) et fromages (roquefort, camembert ...)203,204, et grâce à la haute gastronomie qu'elle pratique depuis le XVIIIe siècleg 1. Néanmoins, la cuisine française est extrêmement variée, et est essentiellement constituée de spécialités régionales ayant conquis l'ensemble du territoireg 2, comme la choucroute alsacienne, la quiche lorraine, les rillettes tourangelles, le foie gras périgourdin, le cassoulet languedocien, la tapenade provençale ou les quenelles lyonnaises. De plus, de véritables frontières culinaires se dessinent dans le pays, entre un nord utilisant le beurre et l'échalote et un sud leur préférant l'huile et l'ailg 3,l 2, et entre des régions à la cuisine terrienne (le Périgord par exemple) et d'autres à la cuisine résolument tournée vers la mer (la Provence)g 4. Néanmoins, ces frontières ont tendance à disparaître aujourd'hui, en raison de la jonction des modes de vie et de l'essor d'une cuisine mondialiséeg 5.
La France a proposé que la cuisine française, qui est régulièrement citée comme étant l'une des meilleures du monde203,204, entre au patrimoine mondial de l'UNESCO205.
Rayonnement culturel international
Depuis le Moyen Âge et jusqu'au XXIe siècle, la France possède un rôle décisif dans l'histoire artistique, culturelle, intellectuelle et politique de nombreux paysl 3. En particulier, beaucoup de ses anciennes colonies utilisent en 2010 sa langue, son droit, ses institutions politiques ou encore son système fiscall 3. La politique culturelle est depuis le milieu du XXe siècle un aspect majeur de la politique étrangère de la France206.
L'influence culturelle mondiale de la France passe notamment par le français, langue de l'élite européenne et de la diplomatie jusqu'au début du XXe sièclel 4. Le français, parlé par quelque 159 millions de locuteurs (dont 25 millions le parlent comme une langue étrangère)note 51,l 4, est une des deux langues de travail de l'Organisation des Nations unies et de ses agences, une des trois principales langues de travail de la Commission européenne et de l'Union africaine. La France est un membre fondateur de l'Organisation internationale de la francophonie, qui regroupe 70 pays en 2010 et promeut la langue française, ainsi que les valeurs démocratiques et les droits de l'homme207.
La présence culturelle de la France à l'étranger est entretenue non seulement par ses représentations diplomatiques, mais aussi par le réseau étendu de l'Alliance française208 et par les plus de 400 établissements scolaires français à l'étranger209. De plus, la France est à l'origine de la création de médias à vocation internationale, tels que la radio RFI ou les chaînes de télévision TV5 et France 24210.
Compléments
Notes
- Dont 543 965 en France métropolitaine. Les 432 000 km2 de la Terre Adélie concernés par le Traité sur l'Antarctique de 1959, qui a conduit au gel des revendications territoriales sur ce continent, sont exclus de ce calcul.
- Cette valeur concerne toute la France, métropolitaine comme d'outre-mer. La densité de population en France métropolitaine est de 115 habitants/km².
- Franc CFP dans les collectivités du Pacifique :
1 000 XPF = 8,38 EUR exactement, soit 1 EUR ≈ 119,3317 XPF environ (source officielle IEOM) - .gp, .mq, .gf, .re, .pm, .yt, .tf, .wf, .pf et .nc pour les collectivités d’outre-mer, ainsi que .eu (partagé avec les autres pays de l'Union européenne).
- Une partie de la frontière de la France avec l'Allemagne correspond néanmoins au cours du Rhin.
- Des populations francophones résident en Belgique et en Suisse.
- La souveraineté de la France sur ce territoire, contesté par l'Australie, est en outre limitée par les clauses du traité sur l'Antarctique.
- La superficie approximative des bassins versants français de la Loire, du Rhône, et de la Garonne est de respectivement 115 000, 90 000, 80 000 et 55 000 km². 115 000 + 90 000 + 80 000 + 55 000 = 340 000 km² = 62,15 % du territoire français métropolitain.
- L'aire urbaine parisienne comptait en 1999 11 174 743 habitants, contre 1 648 216 pour l'aire urbaine lyonnaise. À titre de comparaison, Rome est la troisième aire urbaine d'Italie et compte 1,75 fois moins d'habitants que la première Milan ; Berlin possède une population comparable à celles de Francfort, Munich, Stuttgart et Hambourg ; Barcelone est proche de Madrid en termes d'aire urbaine.
- Ces valeurs concernent l'année 2007, et correspondent à la part du transport routier dans le total des transports de voyageurs et marchandises cette année-là, respectivement en voyageurs-km et en tonnes-km.
- Si l'année 496 est traditionnellement retenue comme celle du baptême de Clovis, certains historiens contestent cette date pour laquelle les sources historiques sont minces.
- Paris compterait quelque 200 000 habitants au début du XIVe siècle.
- En moins de 14 ans, les trois fils de Philippe le Bel ont trouvé la mort sans héritier mâle. Leur cousin germain a alors obtenu le trône, au détriment des filles des rois défunts et surtout du roi d'Angleterre Édouard III, petit-fils de Philippe le Bel par sa mère. Cette succession, dont le prétexte est la loi salique récupérée à cette époque et qui interdit à une femme de transmettre la couronne royale, serait en réalité surtout due au refus des barons français de voir un roi étranger monter sur le trône. Voir aussi l'article détaillé sur la succession de Charles IV de France.
- Cette valeur est issue des chroniques du contemporain Jean Froissart. Mais, selon des travaux récents portant sur quelques provinces du royaume, la population de ces provinces aurait été divisée par deux, voire par trois entre 1315 et 1450, la peste étant le principal facteur de cette chute démographique.
- En 1534 a lieu l'affaire des Placards : des écrits injurieux contre la messe et la religion catholique ont été placardés jusque sur la porte de la chambre du roi. L'attitude de la monarchie vis-à-vis du protestantisme devient à partir de là fortement hostile et répressive.
- Derrière cet absolutisme apparent, le pouvoir de Louis XIV reste néanmoins limité par les multiples franchises, privilèges et libertés qu'ont obtenus au cours des siècles précédents de nombreuses entités politiques régionales ou locales.
- Napoléon Ier est notamment à l'origine de la création de la Banque de France, des lycées, des chambres de commerce, des cours d'appel, de la Légion d'honneur ou encore des préfectures. C'est également sous son règne que sera adopté le code civil français.
- Citons notamment la création des conventions collectives, la limitation du temps de travail à 40 heures par semaine et l'institution de deux semaines de congés payés.
- 238 000 militaires français auraient été tués au cours de la Seconde Guerre mondiale, selon Histoire : Le monde de 1939 à nos jours (manuel scolaire de terminale), Nathan, 1998.
- Jacob Robinson donne le nombre de 83000 Juifs exterminés en France ou à partir du territoire français (Jacob Robinson, Encyclopaedia Judaica, cité par Léon Poliakov, Histoire de l'antisémitisme, t. 2, Seuil, 1993, p. 527
- Outre les organisations paramilitaires et les tentatives de coups d'État qui ont marqué ce conflit, de nombreux actes de torture auraient été commis dans chaque camp.
- Ce terme a été utilisé par le juriste français Maurice Duverger pour désigner plusieurs régimes politiques, dont la Cinquième République française.
- L'expression de « régime semi-présidentiel » appartient à Maurice Duverger, celle de « régime parlementaire bireprésentatif » à Marie-Anne Cohendet.
- Néanmoins, ce droit d'appel n'existe pas dans certains cas où le litige ou les réquisitions du plaignant sont considérées comme de faible importance. Le pourvoi en cassation reste cependant toujours possible. Voir à ce sujet l'article Organisation juridictionnelle (France).
- Il faut cependant ajouter à cette liste le cas de certaines entités au statut particulier. La Collectivité territoriale de Corse possède un statut à part, distinct de celui des régions. Quant aux trois plus grandes communes du pays (Paris, Marseille et Lyon), elles sont divisées en arrondissements municipaux, au sein desquels un conseil d'arrondissement est élu, mais ce conseil d'arrondissement ne possède que des pouvoirs limités et généralement subordonnés à l'accord du conseil municipal.
- En 2009, les habitants de Mayotte se sont prononcé par référendum pour la départementalisation de leur collectivité, dont le statut était déjà proche de celui des départements.
- En 1965 et 1974, le parti communiste n'avait pas présenté de candidat aux présidentielles. Par ailleurs, Édouard Balladur, dissident du RPR investi par l'UDF en 1995, est comptabilisé dans les voix du centre.
- Entre 1974 et 2002, au premier tour de chaque élection présidentielle, la part des suffrages exprimés obtenues par les trois premiers candidats cumulés n'a cessé de diminuer, de presque 91 % en 1974 à un peu moins de 53 % en 2002. Néanmoins, cette évolution a été contredite par l'élection présidentielle de 2007 : les trois premiers candidats ont obtenu plus de 75 % des suffrages exprimés, un résultat qui s'explique en partie par la peur des électeurs de ne pas voir, comme en 2002, le candidat d'un des deux principaux partis se qualifier pour le second tour.
- Depuis 2009, les Verts sont associés à d'autres partis écologistes dans l'alliance électorale Europe Écologie.
- Le diagramme de gauche représente les principaux impôts en pourcentage des recettes fiscales de l'État en 2007. Le diagramme de droite représente la part du PIB français revenant aux administrations publiques et de sécurité sociale après prélèvements obligatoires et transferts. IR = Impôt sur le revenu des personnes physiques ; CSG = Contribution sociale généralisée ; IS = Impôt sur les sociétés ; TVA = Taxe sur la valeur ajoutée ; TIPP = Taxe intérieure sur les produits pétroliers.
- C'est-à-dire en incluant les prestations sociales stricto sensu, les prestations des services sociaux (l'accès gratuit ou à tarif réduit à l'hospitalisation publique, aux transports en commun pour les RMIstes, les personnes âgées et les jeunes enfants, etc) et les prestations fiscales (notamment l'application du quotient familial dans le calcul de l'impôt sur le revenu), mais sans prendre en compte les dépenses des mutuelles de santé.
- Un retrait prochain des forces françaises du Sénégal est annoncé.
- En 2008, 41 des aides et 49 % du personnel à l'étranger de l'Agence française de développement concernaient l'Afrique subsaharienne. Parmi les sept principaux États bénéficiaires des fonds de l'AFD (Afrique du Sud, Chine, Sénégal, Maroc, Indonésie, Égypte et Tunisie), cinq sont africains et trois sont d'anciennes colonies françaises.
- La France possède de nombreux autres symboles officieux, notamment le coq, l'hexagone, les majuscules associées « RF » ou encore la figure de Jeanne d'Arc.
- Le CIA World Factbook l'estime à 80,97 ans, ce qui place la France au huitième rang mondial (source).
- Selon une enquête de SOS Homophobie, en 2004, les deux tiers des homosexuels ont fait l'objet de remarques désagréables (Louis Maurin, op.cit., p.288). Selon l'enquête Arval réalisée en 2008 dans une trentaine de pays européens, 19 % des Français estiment que l'homosexualité « n'est jamais justifiable » (Ibid, p.320). La tolérance vis-à-vis des minorités sexuelles varie également selon le territoire considéré : elles sont bien mieux acceptées dans les centres-ville prospères que dans les milieux ruraux, les villes en reconversion économique ou l'outre-mer.
- Cette différence salariale pure correspond à des comparaisons à secteur d'activité, expérience, qualification, diplôme, situation familiale et passé dans le monde du travail équivalents.
- Les communes gèrent des écoles maternelles et élémentaires, les départements gèrent les collèges et les régions les lycées.
- Selon l'OJD, le quotidien régional Ouest France est vendu à plus de 762 000 exemplaires chaque jour, le magazine hebdomadaire TV Mag à plus de 6 millions d'exemplaires et le quotidien sportif L'Équipe à plus de 303 000 exemplaires (en ne comptant que son édition générale).
- C'est à Paris que s'est réuni le premier congrès olympique en 1894, sous la direction du Français Pierre de Coubertin, qui décida le rétablissement des Jeux olympiques.
- Enquête Sofres pour Le Figaro Magazine, réalisée au printemps 1988 au Québec, en Belgique, en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, au Japon et en URSS. Les personnes interrogées pouvaient donner plusieurs réponses. Les valeurs indiquées ici sont des moyennes des valeurs relevées dans les États ou provinces mentionnées, pondérées par leur poids démographique.
- L'écart entre hommes et femmes en terme de taux de chômage tend à se résorber. Fin 2008, 8,8 % des femmes actives étaient au chômage, contre 7,6 % des hommes actifs.
- Il s'agit notamment des vins californiens, chiliens, australiens et sud-africains.
- La faible importance des recettes touristiques par rapport au nombre de touristes en France s'explique par la durée des séjours, souvent courte : en effet, il s'agit très majoritairement de touristes européens (qui viennent souvent pour un week-end), ou, lorsqu'il s'agit de touristes extra-européens, ceux-ci visitent souvent plusieurs pays européens dans le même voyage.
- En incluant les sites dits mixtes, à l'intérêt à la fois naturel et culturel.
- À égalité avec l'Allemagne et la République populaire de Chine, et derrière l'Italie et l'Espagne.
- En nombre de films produits, derrière l'Inde, le Nigeria, les États-Unis, le Japon et la République populaire de Chine.
- La comédie romantique Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain, réalisé par Jean-Pierre Jeunet et sorti en 2001, a engrangé 23 115 858 entrées à l'étranger au 31 décembre 2009.
- Le documentaire La Marche de l'empereur, réalisé par Luc Jacquet et sorti en 2005, a engrangé 19 962 345 entrées à l'étranger au 31 décembre 2009.
- Dont une l'a reçu deux fois (Marie Curie). Ce chiffre inclut l'unique lauréat français du Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel, couramment appelé prix Nobel d'économie.
- Ces valeurs ne concernent que les personnes parlant effectivement le français (et non celles vivant dans un pays francophone sans parler cette langue) et sont des estimations de l'Organisation internationale de la francophonie.
Codes
La France a pour codes :
- LF, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports,
- F, selon la Liste des codes internationaux des plaques minéralogiques,
- FR, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2,
- FRA, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3,
- FRA, selon la liste des codes pays du CIO,
- .fr, selon la liste des Internet TLD (Top level domain),
- FR, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,
- FRA, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3
Bibliographie
Liens externes
- Site officiel de la France
- Présidence de la République
- Portail du Gouvernement
- Institut national de la statistique et des études économiques
- Site officiel du tourisme en France
- Catégorie France de l’annuaire dmoz
Références
- Lahsen Abdelmalki, Daniel Dufourt et René Sandretto, L'Économie française : Éléments fondamentaux, Séfi, coll. « Les Classiques Économie-Gestion », Paris, 2008, 352 p. (ISBN 978-2-895-091-11-0)
- p.131.
- p.133.
- p.140.
- p.138.
- p.139-141.
- p.142.
- p.147.
- p.135.
- p.212.
- p.214.
- p.180.
- p.179.
- p.182.
- p.181.
- p.188.
- p.184.
- p.189.
- p.190.
- p.194-195.
- p.193-194.
- p.194.
- p.187.
- p.28.
- p.33.
- p.32.
- p.269.
- p.291.
- p.295.
- p.296.
- Vincent Adoumié (dir.), Christian Daudel, Didier Doix, Jean-Michel Escarras et Catherine Jean, Géographie de la France, Hachette supérieur, coll. « HU Géographie », Paris, 2007, 288 p. (ISBN 978-2-01-145772-1)
- p.19 et 38-39.
- p.39.
- p.178.
- p.194.
- p.41-42.
- p.35-36.
- p.31-32
- p.227
- p.29-30.
- p.32-33.
- p.33.
- p.37.
- p.128.
- p. 161.
- p.162-163.
- p.43.
- p.155.
- p.153-154.
- p.158.
- p.159.
- p.118.
- p.119.
- p.120.
- p.121.
- p.122.
- p.125-126.
- p.123.
- p.129.
- p.135.
- p.138.
- p.136-141
- p.140.
- p.186.
- p.142.
- p.143.
- p.139-140.
- p.141-142.
- Annie Badower et Augusta Cadars, La France, industries-services, Dalloz, coll. « Sirey », Paris, 1994, 272 p. (ISBN 2-247-01703-7)
- p.250.
- p.19-30.
- p.252.
- p.249-250.
- Pierre Bauchet, Comprendre l'économie française, Economica, Paris, 1999, 126 p. (ISBN 2-7178-3796-5)
- p.22.
- p.81.
- p.84.
- p.82-83 et 86-87.
- p.84-85.
- p.82 et 86.
- p.14-16.
- p.21.
- p.7.
- Jean Carpentier (dir.), François Lebrun (dir.), Alain Tranoy, Élisabeth Carpentier et Jean-Marie Mayeur (préface de Jacques Le Goff), Histoire de France, Points Seuil, coll. « Histoire », Paris, 2000 (1re éd. 1987), 514 p. (ISBN 2-02-010879-8)
- p.17.
- p.18.
- p.19.
- p.20.
- p.24.
- p.21-23.
- p.25.
- p.35.
- p.29.
- p.28.
- p.31.
- p.32.
- p.33.
- p.34.
- p.36-37.
- p.40-41.
- p.41.
- p.41-42.
- p.43.
- p.44.
- p.45.
- p.46.
- p.47.
- p.46-48.
- p.48.
- p.53-55.
- p.55-56.
- p.57.
- p.60.
- p.53.
- p.54.
- p.66-67.
- p.68-69.
- p.70-72.
- p.72.
- p.72-73.
- p.76.
- p.76-77.
- p.77.
- p.78.
- p.79.
- p.79-82.
- p.82.
- p.81.
- p.83.
- p.84.
- p.88.
- p.89.
- p.89-90.
- p.90.
- p.92-93.
- p.92.
- p.93-94.
- p.91.
- p.98.
- p.99-100.
- p.100.
- p.99.
- p.100-101.
- p.102.
- p.103.
- p.104.
- p.105.
- p.106.
- p.110.
- p.111.
- p.112.
- p.120.
- p.120-121.
- p.121.
- p.122.
- p.123.
- p.124.
- p.113.
- p.113-114.
- p.125.
- p.122-123 et 126.
- p.115.
- p.116.
- p.117.
- p.118.
- p.131.
- p.134-136.
- p.136-138.
- p.141-142.
- p.142.
- p.139.
- p.134.
- p.135.
- p.135-136.
- p.145.
- p.147-149.
- p.147.
- p.148.
- p.148-149.
- p.149.
- p.150.
- p.150-151.
- p.152.
- p.151.
- p.151-152.
- p.153.
- p.153-154.
- p.155.
- p.170-173.
- p.171-173.
- p.172.
- p.173.
- p.173-175.
- p.176-177.
- p.176.
- p.175.
- p.178.
- p.178-179.
- p.179.
- p.184.
- p.185.
- p.186.
- p.183-184.
- p.182-183.
- p.182.
- p.185-186.
- p.187.
- p.187-188.
- p.189.
- p.193-194.
- p.194.
- p.194-195.
- p.196-198.
- p.200-201.
- p.201-202.
- p.202.
- p.231.
- p.206.
- p.206-208.
- p.214-215.
- p.214.
- p.209.
- p.209-210.
- p.210-211.
- p.207-209.
- p.212-213.
- p.212.
- p.211.
- p.213.
- p.208.
- p.215-216.
- p.228-230.
- p.230.
- p.231.
- p.232-233.
- p.233.
- p.219-220.
- p.220-222.
- p.222-225.
- p.222-223.
- p.224.
- p.223.
- p.233-234.
- p.234-235.
- p.234-237.
- p.236.
- p.237.
- p.238.
- p.238 et 242.
- p.242.
- p.243.
- p.246.
- p.245-248.
- p.250.
- p.257.
- p.255-256.
- p.257-258.
- p.259.
- p.267.
- p.269.
- p.270.
- p.274.
- p.271-272.
- p.272.
- p.278.
- p.279.
- p.280.
- p.281.
- p.282.
- p.284.
- p.285.
- p.283.
- p.285.
- p.286.
- p.290.
- p.291.
- p.292-294.
- p.294.
- p.297-298.
- p.319.
- p.295-297.
- p.296.
- p.299.
- p.322-323.
- p.323.
- p.324.
- p.325.
- p.325-326.
- p.326-329.
- p.329.
- p.329-330.
- p.330-331.
- p.332.
- p.333.
- p.335.
- p.336.
- p.337.
- p.337-339.
- p.340-341.
- p.340.
- p.340-342.
- p.344.
- p.344-345.
- p.345.
- p.346-347.
- p.348-351.
- p.378-380.
- p.349.
- p.358-359.
- p.348.
- p.351.
- p.351-352.
- p.355.
- p.356-357.
- p.358.
- p.358-359.
- p.359-363.
- p.363-364.
- p.366-368.
- p.368-369.
- p.370.
- p.369.
- p.372.
- p.373.
- p.374-375.
- p.373-375.
- p.375.
- André Chastel, Introduction à l'histoire de l'art français, Flammarion, coll. « Champs arts », Paris, 1993, 226 p. (ISBN 978-2-0812-1746-1)
- p.26.
- p.88-95.
- p.19-28.
- p.96-100.
- Raymond Dumay (préface de Jean-Claude Pirotte), De la gastronomie française, La Table Ronde, coll. « La petite Vermillon », Paris, 2009, 211 p. (ISBN 978-2710331377)
- p.53 et 62.
- p.160-161.
- p.119.
- p.111.
- p.163-167.
- Thomas Guillaume, L'économie française à l'aube du XXIe siècle, Économica, Paris, 2000, 528 p. (ISBN 2-7178-4132-6)
- p.408.
- p.411.
- p.409.
- p.452-455.
- Louis Maurin (préface de Denis Clerc), Déchiffrer la société française, La Découverte, Paris, 2009, 368 p. (ISBN 978-2-7071-5413-2)
- p.266.
- p.265.
- p.17-18.
- p.26-27.
- p.77.
- p.78.
- p.93.
- p.84.
- p.81.
- p.80-83.
- p.88-89.
- p.87.
- p.83.
- p.48-50.
- p.50.
- p.288-289.
- p.44-45.
- p.57.
- Lara Muller, « Les écarts de salaires entre hommes et femmes. Des disparités persistantes », dans Premières informations, Ministère de l'Emploi, no 44.5, octobre 2008, cité p.63-64.
- p.66.
- p. 323.
- p. 324.
- p.116.
- p.123.
- p.125.
- p.118-119.
- p.274.
- p.276.
- p.275.
- Observatoire français des drogues et toxicomanies, Drogues, chiffres clés, 2007, cité p.280-281.
- p.277.
- p.333.
- p.335.
- p.144.
- p.148.
- Gérard Mermet, Francoscopie 2010, Larousse, coll. « Essais et documents », Paris, 2009, 544 p. (ISBN 978-2-03-584538-2)
- p.58-62.
- p.290.
- p.339-340.
- p.321.
- p.324.
- p.330.
- p.342.
- p.344.
- p.326 (en juillet 2008).
- p.346.
- OCDE, cité p.341.
- p.291-292.
- p.293.
- Pierre Pactet, Les institutions françaises, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », Paris, 1998 (1re éd. 1976), 128 p. (ISBN 2-13-045632-4)
- p.13.
- p.21.
- p.22.
- p.23.
- p.22-23.
- p.14.
- p.15.
- p.16-19.
- p.19-20.
- p.100-103.
- p.26-27.
- p.88.
- p.90.
- p.91-93.
- p.84.
- p.85.
- p.86.
- p.87.
- p.88.
- p.79-80.
- p.49.
- p.50-53.
- p.54.
- p.57.
- p.72.
- p.78-79.
- p.76.
- Jean-Robert Pitte, La France, Armand Colin, coll. « Cursus », Paris, 2009, 224 p. (ISBN 978-2-200-35189-2)
- p.206-207.
- p.58.
- p.191-192.
- p.194-195.
- Collectif, France, Michelin, coll. « Le Guide Vert », Clermont-Ferrand, 2003, 528 p. (ISBN 2-06-100706-6)
- p.80.
- p.81-83.
- p.84-88.
- Les noms cités dans l'article sont tous cités dans les pages 85 à 95.
- p.89-90.
- p.90.
- p.92.
- Collectif, L'état de la France - Édition 2009-2010, La Découverte, Paris, 2009, 448 p. (ISBN 978-2-7071-5796-6)
- p.310.
- p.309.
- p.215-216.
- p.217.
- Les partis indiqués ici sont ceux dont l'analyse est détaillée dans les pages 217 à 224.
- Bilan démographique 2009
- Effectifs de l'enseignement supérieur
- Les 30 premières aires urbaines
- Communes de France les plus peuplées
- Circonscriptions administratives des régions au 1er janvier 2009.
- Finances publiques
- La dette publique s’établit à 1 457,4 milliards d’euros
- Bilan démographique 2009
- Évolution générale de la situation démographique, France métropolitaine
- Le recensement de la population en bref.
- Bilan démographique 2009 - Évolution de la situation démographique, France entière
- Naissances et fécondité en France
- Interruptions volontaires de grossesse
- Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC)
- Le chômage marque le pas au troisième trimestre 2009
- Statut et type de contrat selon l'âge
- Production et consommation d'électricité
- Répartition des logements selon leur catégorie et le type de logement
- Autres
- Population sur CIA world factbook
- Existe-t-il différents types de collectivités en outre-mer ? sur vie-publique.fr, 14 décembre 2009. Consulté le 25 février 2010
- CIA World Factbook. Voir l'article Liste des pays par superficie.
- La France veut accroître son domaine maritime sur lefigaro.fr, 21 août 2006. Consulté le 25 février 2010
- [pdf] Commission européenne — Direction générale de la pêche et des affaires maritimes, « Politique maritime de l’UE : Faits et chiffres – France » sur ec.europa.eu. Consulté le 24 mai 2010
- L'altitude du Mont Blanc reste stable sur Le Figaro.fr, 5 novembre 2009. Consulté le 2 avril 2010
- Vos questions sur le climat sur cnrs.fr, 2 avril 2010
- Géographie sur tourisme-guyane.com. Consulté le 2 avril 2010
- Questions courantes sur st-pierre-et-miquelon.com. Consulté le 2 avril 2010
- Terres australes et antarctiques françaises sur tlfq.ulaval.ca. Consulté le 2 avril 2010
- Les valeurs concernant les précipitations, l'ensoleillement et la neige en France métropolitaine (Corse comprise) sont issus de L'encyclopédie des villes de France de linternaute, section « climat » de la base de données concernant chaque ville. Les valeurs de température moyenne en janvier et juillet en France métropolitaine, ainsi que toutes les valeurs concernant l'outre-mer et les villes non françaises, sont issus de la base de données climatiques du site levoyageur.net. Pour les grandes villes, les valeurs peuvent légèrement varier selon la station météo considérée (par exemple, celle du centre-ville ou celle de l'aéroport).
- Institut français de l'environnement, L'environnement en France, La Découverte, Paris, 1998 (ISBN 2-7071-2894-5), p. 110
- Institut français de l'environnement, op.cit., p.365-367.
- [pdf] Les parcs naturels régionaux : 40 ans d'histoire ... sur parcs-naturels-regionaux.tm.fr. Consulté le 5 avril 2010
- [pdf] Parcs naturels régionaux de France, « Données de base Parcs naturels régionaux », mis à jour le 28 août 2007. Consulté le 5 avril 2010
- (en) United Nations Statistics Division, « Carbon dioxide emissions (CO2), metric tons of CO2 per capita (CDIAC) » sur mdgs.un.org. Consulté le 5 avril 2010
- Daniel Noin, L'espace français, Armand Colin, coll. « Cursus », Paris, 1995 (ISBN 2-200-21638-6), p. 126
- Les dynamiques de l'espace français (4) sur ac-dijon.fr. Consulté le 31 mars 2010
- Inauguration du tunnel sous la Manche sur linternaute.com. Consulté le 25 mai 2010
- Daniel Noin, op.cit., p.90-91.
- [pdf]Emmanuel Caicedo, Carlo Colussi, Karine Gormon, Françoise Jacquesson, Guillaume Wemelbeke et Frédéric Boccara (SOeS), « En 2007, hausse de la mobilité des voyageurs et des transports de marchandises » sur statistiques.equipement.gouv.fr, 2008. Consulté le 24 janvier 2010
- [pdf] Les comptes des transports en 2008 sur equipement.gouv.fr, 2008. Consulté le 24 février 2010
- Parcs de véhicules selon le genre sur vingt-huit années sur statistiques.equipement.gouv.fr, 2009. Consulté le 24 janvier 2010
- Le permis : site sur permisdeconduire.gouv.fr. Consulté le 24 janvier 2010
- Un réseau étendu sur rff.fr, 2009. Consulté le 24 janvier 2010
- Clive Lamming, Larousse des trains et du chemin de fer, Larousse, Paris, 2005, p.62-63.
- Clive Lamming, op.cit.p.63-65.
- Clive Lamming, op.cit.p.72-81.
- Jean Tricoire, Un siècle de métro en 14 lignes, La Vie du Rail, Paris, 2004, p. 17
- Jean Tricoire, op.cit., p.28.
- Union des aéroports français, « Statistiques de trafic 2008 » sur www.aeroport.fr. Consulté le 15 février 2010
- Ouverture du capital d'Air France sur minefe.gouv.fr, 10 février 1999. Consulté le 25 février 2010
- Air France-KLM, le géant prend forme sur voyages-d-affaires.com. Consulté le 25 février 2010
- (en) Association internationale du transport aérien, « Scheduled Passenger - Kilometres Flown » sur iata.org, 2008. Consulté le 25 février 2010
- (en) World port rankings 2007, 2007. Consulté le 25 février 2010
- Fédération française de la randonnée pédestre, « Qui sommes nous ? » sur ffrandonnee.fr. Consulté le 25 février 2010
- Datation des figures de Lascaux sur lascaux.culture.fr. Consulté le 12 janvier 2010
- Trogue Pompée, Histoire universelle, résumé dans Justin, Abrégé des histoires philippiques, cité dans Jean Carpentier et François Lebrun, Histoire de France, p.26-27.
- Marc Bloch, Les Rois thaumaturges, Gallimard, coll. « Bibliothèques des histoires », 1983 (1re éd. 1924)
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Robert Laffont, Paris, 1996, p. 31
- Revue l'Histoire, numéro 210, mai 1997, spécial « Jeanne d'Arc : une passion française ».
- Charles Quint sur Memo.fr. Consulté le 15 janvier 2010
- Pierre Milza, Napoléon III, Perrin, coll. « Tempus », Paris, 2006, p. 177
- Michel Mourre, Dictionnaire encyclopédique d'histoire, G-J, Bordas, Paris, « Juin 1848 », p. 2479
- Raul Hilberg, La destruction des Juifs d'Europe, vol. III, Gallimard, coll. « Folio », 2006, p. 2273
- Jean Fourastié, Les Trente Glorieuses : Ou la révolution invisible de 1946 à 1975, Fayard, Paris, 1979, 300 p.
- L'abolition de la peine de mort en France sur LaDocumentationFrançaise.fr, 2002. Consulté le 11 janvier 2010
- L'acte unique européen sur Toute l'Europe.fr. Consulté le 11 janvier 2010
- Renaud Czarnes, « Lionel Jospin satisfait de son bilan économique » sur lesechos.fr. Consulté le 11 janvier 2010
- Valérie Carrasco, « Le pacte civil de solidarité : une forme d'union qui se banalise » sur justice.gouv.fr, Octobre 2007. Consulté le 11 janvier 2010
- L'euro, monnaie unique européenne sur Gralon.net, 2007. Consulté le 11 janvier 2010
- Jean-Luc Parodi, « Sur quelques énigmes des élections françaises du printemps 2002 », Revue française de science politique. Consulté le 11 janvier 2010
- Dominique de Villepin, Premier ministre français sur DroitPublic.net. Consulté le 11 janvier 2010
- Dominique Reynié, « 29 mai 2005, un paysage dynamité » sur constitution-europeenne.info. Consulté le 11 janvier 2010
- Clichy-sous-Bois : heure par heure sur NouvelObs.com, 3 novembre 2005. Consulté le 11 janvier 2010
- (en) Patrice de Beer, « Nicolas Sarkozy, rupture and ouverture » sur opendemocracy.net, 31 juillet 2007. Consulté le 11 janvier 2010
- Collection de textes sur la crise économique de 2008-2009
- Le député sur assemblee-nationale.fr. Consulté le 27 février 2010
- Mode d'élection des sénateurs sur senat.fr. Consulté le 27 février 2010
- Les institutions sur elysee.fr. Consulté le 27 février 2010
- Article 17 de la constitution du 4 octobre 1958 sur Wikisource. Consulté le 27 février 2010
- Systèmes de droit civil et systèmes mixtes avec tradition civiliste sur juriglobe.ca. Consulté le 7 septembre 2010
- Article 542 du Code de procédure civile sur Légifrance. Consulté le 27 février 2010
- La décentralisation : Acte II sur vie-publique.fr, 17 février 2005. Consulté le 28 février 2010
- [pdf] Comprendre les collectivités territoriales sur cyber-base.org. Consulté le 28 février 2010
- Catherine Gouëset, « Chronologie de la réforme des collectivités territoriales » sur lexpress.fr, 3 février 2010. Consulté le 28 février 2010
- Existe-t-il différents types de collectivités en outre-mer ? sur vie-publique.fr. Consulté le 28 février 2010
- AP, « Outre-mer : 200 à 250 millions d'euros d'aides de l'État » sur nouvelobs.com, 5 mars 2009. Consulté le 28 février 2010
- Qu’est-ce qu’un département d’outre-mer et une région d’outre-mer ? sur vie-publique.fr. Consulté le 28 février 2010
- La Politique régionale et les régions ultrapériphériques sur ec.europa.eu. Consulté le 28 février 2010
- Les relations de l'UE avec les territoires d'outre-mer (PTOM) sur ec.europa.eu. Consulté le 28 février 2010
- Quels sont les statuts des collectivités d’outre-mer ? sur vie-publique.fr. Consulté le 28 février 2010
- Qu’en est-il de la Nouvelle-Calédonie et des TAFF ? sur vie-publique.fr. Consulté le 28 février 2010
- Secrétariat d'État à l'outre-mer, « Clipperton » sur senat.fr, 2009. Consulté le 28 février 2010
- Les élections présidentielles sous la Ve République, temps forts de la vie politique française sur laDocumentationFrançaise.fr. Consulté le 1er mars 2010
- Bruno Cautrès, « L'abstention » sur scienceshumaines.com. Consulté le 2 mars 2010
- Gérard Grunberg et Florence Haegel, La France vers le bipartisme ? : La présidentialisation du PS et de l'UMP, Presses de Sciences-Po, coll. « Nouveaux débats », 2007 (ISBN 978-2-7246-1010-9)
- Partis politiques sur lepolitique.com. Consulté le 2 mars 2010
- Composition et effectif des groupes politiques sur assemblee-nationale.fr. Consulté le 2 mars 2010
- Liste des sénateurs par groupes politiques sur senat.fr. Consulté le 2 mars 2010
- [pdf] Composition du gouvernement sur gouvernement.fr, 7 novembre 2009. Consulté le 1er mars 2010
- Le déficit public de la France s'élève à 7,9 % du PIB en 2009 sur lemonde.fr, 20 janvier 2010. Consulté le 5 mars 2010
- *[pdf] Projet de loi de finances pour 2009 - Rapport sur les prélèvements obligatoires et leur évolution, Annexe 3 : Liste des impôts et taxes constitutifs des prélèvements obligatoires en 2007 sur performance-publique.gouv.fr. Consulté le 22 février 2010
- [pdf] Les comptes de la Sécurité sociale sur securite-sociale.fr, octobre 2009, p. 8. Consulté le 5 mars 2010
- Les Cahiers français, « http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/non-proliferation-nucleaire-desarmement/traite-non-proliferation.shtml La Conférence d’examen du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (24 avril - 19 mai 2000, New York)] » sur ladocumentationfrancaise.fr. Consulté le 3 mars 2010
- [pdf] Organisation du traité de l'Atlantique Nord, « Compendium Otan-Russie sur les données économiques et financières concernant la défense » sur nato.int, 8 décembre 2005, p. 7. Consulté le 3 mars 2010
- [pdf] Ministère de la Défense, « Budget de la Défense - Les 10 principales mesures et chiffres clés pour 2010 » sur defense.gouv.fr. Consulté le 3 mars 2010
- Ministère de la Défense, « Personnel militaire » sur defense.gouv.fr, 2006. Consulté le 3 mars 2010
- Ministère de la Défense, « Journée d'appel de préparation à la défense (JAPD) » sur defense.gouv.fr. Consulté le 3 mars 2010
- [pdf] Carte des forces françaises déployées en opérations extérieures sur defense.gouv.fr, février 2010. Consulté le 3 mars 2010
- Forces de présence sur defense.gouv.fr. Consulté le 3 mars 2010
- Forces de souveraineté sur defense.gouv.fr. Consulté le 3 mars 2010
- Vigipirate sur defense.gouv.fr. Consulté le 3 mars 2010
- Paul F. Smets (dir.) et Mathieu Ryckewaert (dir.), Les Pères de l'Europe : cinquante ans après, perspectives sur l'engagement européen, Émile Bruylant, coll. « Bibliothèque de la Fondation Paul-Henri Spaak », Bruxelles, 2001 (ISBN 978-2802714439)
- Gérard Bossuat, Les fondateurs de l'Europe Unie, Belin, coll. « Belin sup », Paris, 2001, 286 p. (ISBN 978-2701129624)
- Du traité de Rome au projet de traité constitutionnel européen : les apports des traités sur ladocumentationfrancaise.fr. Consulté le 10 mars 2010
- Philippe Buton, « La CED, L'Affaire Dreyfus de la Quatrième République ? » sur cairn.info, avril 2004, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, p. 43-59. Consulté le 10 mars 2010
- (en) « Europe's single market under threat », The Economist, rubrique « Charlemagne », 12 novembre 2009
- La Politique agricole commune, PAC sur touteleurope.fr. Consulté le 10 mars 2010
- Isabelle Lasserre, « Quand Mitterrand, déjà, négociait le retour dans l'Otan » sur lefigaro.fr, 10 mars 2009. Consulté le 10 mars 2010
- Freddy Eytan, La France, Israël et les Arabes : le double jeu ?, Picollec, Paris, 2004, 560 p. (ISBN 978-2864772118)
- Ministère des Affaires étrangères, « Ambassades et consulats » sur diplomatie.gouv.fr. Consulté le 28 février 2010
- [pdf] Agence française de développement, « Rapport annuel 2008 ». Consulté le 10 mars 2010
- [pdf] OCDE, « Aide publique au développement nette en 2007 » sur oecd.org. Consulté le 10 mars 2010
- Article 2 de la Constitution de 1958 sur Wikisource. Consulté le 27 février 2010
- Faut-il changer la Marseillaise ? - Archives de l'INA, journal télévisé France 3 (19/20) du 13 juillet 1990] sur ina.fr. Consulté le 27 février 2010
- Marianne sur elysee.fr. Consulté le 27 février 2010
-
- France : Jacques Dupaquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1988, et Évolution de la population de la France métropolitaine sur insee.fr. Consulté le 31 janvier 2010
- Allemagne : destatis.de
- Royaume-Uni : Office for National Statistics
- World POPClock Projection sur U.S. Census Bureau. Consulté le 1er février 2010
- Migration Information Source - Country Ressource (en)
- Taux de fertilité en Europe, Eurostat. Consulté le 26 janvier 2010
- La loi constitutionnelle du 25 juin 1992
- Décret no 96-602 du 3 juillet 1996 relatif à l'enrichissement de la langue française
- Le texte du rapport
- Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État sur fr.wikisource.org. Consulté le 23 février 2010
- Loi n°2004-228 du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics
- [pdf] Ministère de la culture, « Chiffres clés 2009 », 2009, La Documentation française, p. 21. Consulté le 23 février 2010
- http://www.spiritualite-chretienne.com/France/fille_ainee.html France Fille aînée de l'Eglise] sur spiritualite-chretienne.com. Consulté le 23 février 2010
- Sondage CSA réalisé en octobre 2006 sur un échantillon représentatif de plus de 2000 personnes
- Sondage publié en janvier 2007 dans Le Monde des religions
- Sondage CSA : Portrait des Catholiques 25/10/2006
- [pdf] Les Français et leurs croyances, sondage réalisé en mars 2003 pour Le Monde et La Croix.
- La Vie, n° 3209, du 1er mars 2007
- Les textes fondateurs sur education.gouv.fr. Consulté le 22 février 2010
- Les collectivités territoriales sur education.gouv.fr. Consulté le 22 février 2010
- L'école maternelle sur education.gouv.fr. Consulté le 22 février 2010
- L'école élémentaire sur education.gouv.fr. Consulté le 22 février 2010
- Le collège sur education.gouv.fr. Consulté le 22 février 2010
- Le lycée sur education.gouv.fr. Consulté le 22 février 2010
- L'enseignement supérieur sur education.gouv.fr. Consulté le 22 février 2010
- Les établissements d'enseignement privés sur education.gouv.fr. Consulté le 22 février 2010
- « La France paralysée devant ses mauvais résultats scolaires », Le Monde du 04/12/2007, Catherine Rollot et Marie de Vergès
- Agence nationale de lutte contre l'illettrisme, des chiffres pour éclairer les décisions
- Nombre de médecins pour 1000 habitants par ordre alphabétique des pays
- Dépenses de santé par habitant par ordre alphabétique de pays
- Presse quotidienne régionale et départementale, Presse magazine, Presse quotidienne nationale - Sport, OJD. Consulté le 24 février 2010.
- Bureau Presse Payante Grand Public - Presse quotidienne nationale sur ojd.com. Consulté le 24 février 2010
- (en) World Association of Newspapers, « World’s 100 Largest Newspapers » sur http://www.wan-press.org/article2825.html. Consulté le 24 février 2010
- La régulation : les radios locales privées (RLP) sur SchooP.fr. Consulté le 24 février 2010
- La FM aujourd'hui sur SchooP.fr. Consulté le 24 février 2010
- [pdf] Médiamétrie, « ENQUÊTE MEDIAMÉTRIE 126 000 RADIO - L'audience de la Radio en Novembre-Décembre 2009 » sur mediametrie.fr, janvier 2010, p. 2. Consulté le 24 février 2010
- [pdf] Médiamétrie, « L'Audience de la TV en Janvier 2010 » sur mediametrie.fr, p. 2. Consulté le 24 février 2010
- René Trégouët, « Connexion des foyers français à Internet » sur senat.fr. Consulté le 24 février 2010
- Médiamétrie, « Repère - les chiffres clés d'internet » sur mediametrie.fr. Consulté le 24 février 2010
- Classement mondial 2008 sur rsf.org. Consulté le 24 février 2010
- Note méthodologique
- (en) The Greatest Sports Nations sur businessweek.com. Consulté le 15 juin 2010
- N°1 : le football sur linternaute.com, septembre 2008. Consulté le 24 février 2010
- Il s'agit des neuf sports comptant le plus de licenciés en France, selon Les 20 sports qui comptent le plus de licenciés sur linternaute.com, septembre 2008. Consulté le 24 février 2010
- N°19 : le ski sur linternaute.com, septembre 2008. Consulté le 24 février 2010
- (en) All the Medallists since 1896 sur olympic.org. Consulté le 24 février 2010
- (en) Time, « Why the French Love to Strike » sur time.com, 16 avril 2009, cité par Anthony Bellanger, « Pourquoi les Français font-ils toujours grève ? » sur courrierinternational.com, 24 avril 2009. Consulté le 2 mars 2010
- Jean-Benoît Nadeau et Julie Barlow, Pas si fous, ces Français !, Points Seuil, 2006 (ISBN 978-2757801529), cité par Annet Sauty de Chalon, « Pas si fous ces Français ! » sur canalacademie.com, 27 septembre 2006. Consulté le 2 mars 2010
- Confidentiel UMP: moins d'adhérents sur lefigaro.fr, 29 octobre 2009. Consulté le 23 février 2010
- (de) Financial Times Deutschland, « SPD verliert 20.000 Mitglieder », 18 décembre 2007. Consulté le 23 février 2010
- Loi du 1er juillet 1901 (Loi relative au contrat d'association)
- Jean-Michel Lamarque et Olivier Clodong, Pourquoi les Français sont les moins fréquentables de la planète, Eyrolles, Paris, 2005 (ISBN 978-2708133365), p. 1 à 7
- Pierre Verluise, « Quel caractère dominant les étrangers s'accordent-ils à attribuer aux Français, voire à la France ? » sur diploweb.com, janvier 2001. Consulté le 7 septembre 2010
- Expedia dresse le portrait des touristes européens sur tourmag.com, 23 mai 2007. Consulté le 7 septembre 2010
- Pierre Verluise, « Comment la France est-elle perçue aux Etats-Unis, au Japon, en Allemagne, en Europe de l'Est et en Afrique ? » sur diploweb.com, janvier 2001. Consulté le 7 septembre 2010
- Centre d'analyse stratégique, « Sortie de crise : vers l'émergence de nouveaux modèles de croissance ? » sur lesechos.fr, octobre 2009, p. 45. Consulté le 9 avril 2010
- (en) [xls] Fond monétaire international, « World Economic Outlook Database » sur imf.org, octobre 2009. Consulté le 9 avril 2010
- Observatoire des inégalités, « Patrimoine : qui possède combien ? » sur inegalites.fr, 7 juin 2007
- (en) [pdf] Programme des Nations-Unies pour le Développement, « Human Development Report 2009 » sur hdr.undp.org. Consulté le 29 mars 2010
- Les conditions d’attribution de l’Aide au Retour à l’Emploi sur pole-emploi.fr. Consulté le 25 février 2010
- Le revenu de solidarité active (RSA) sur pole-emploi.fr. Consulté le 25 février 2010
- Daniel Cohen, Trois leçons sur la société post-industrielle, Seuil, Paris, 2006
- Régis Genté, « Le Kazakhstan se rêve en leader mondial de l'uranium » sur lefigaro.fr, 8 février 2008. Consulté le 4 avril 2010
- L'Oréal abaisse sa prévision de croissance à données comparables pour 2008 sur daily-bourse.fr, 17 juillet 2008. Consulté le 4 avril 2010
- Michelin : de la balle de caoutchouc au roi du pneumatique sur lefigaro.fr, 19 juin 2007. Consulté le 4 avril 2010
- (en) Industries - Aerospace and defense sur cnn.com, 2009. Consulté le 4 avril 2010
- DGEMP-DIREM, BEPH, « Les repères sur l'exploration et la production de pétrole et de gaz en France » sur developpement-durable.gouv.fr, novembre 2007. Consulté le 4 avril 2010
- (en) Global 500 sur money.cnn.com, 2009. Consulté le 4 avril 2010
- [pdf] Chiffres clés de l'énergie sur developpement-durable.gouv.fr, 2009, p. 5. Consulté le 4 avril 2010
- Autorité de sûreté nucléaire, « La sûreté nucléaire et la radioprotection en France en 2008 » sur asn.fr. Consulté le 4 avril 2010
- Voir par exemple le site du réseau Sortir du nucléaire
- [pdf] Chiffres-clés du tourisme sur tourisme.gouv.fr, 2008. Consulté le 5 avril 2010
- (en) [pdf] Themed Entertainment Association, « Attraction Attendance Report » sur inparkmagazine.com, p. 11. Consulté le 5 avril 2010
- [pdf] Sites touristiques en France sur tourisme.gouv.fr, 2009. Consulté le 5 avril 5010
- (en) Eurostat, « Gross domestic expenditure on R&D (GERD) » sur epp.eurostat.ec.europe.eu. Consulté le 23 mai 2010
- (en) Eurostat, « Gross domestic expenditure on R&D (GERD) by source of funds » sur epp.eurostat.ec.europe.eu. Consulté le 23 mai 2010
- 71 pôles de compétitivité sur competitivite.gouv.fr. Consulté le 23 mai 2010
- (en) Banks : Commercial and Savings sur money.cnn.com, 2010. Consulté le 23 mai 2010
- [pdf] Association Internationale des Sociétés d’Assurance Mutuelle, « Les assureurs mutuels restent forts » sur aisam.org. Consulté le 23 mai 2010
- (en) [pdf] NYSE-Euronext, « CAC 40 » sur euronext.com. Consulté le 23 mai 2010
- Perrine Créquy, « L'euro propulse la France au 5e rang mondial » sur lefigaro.fr, 15 janvier 2008. Consulté le 31 mars 2010
- The World Factbook - France sur cia.gov. Consulté le 31 mars 2010
- (en) Global 500 sur money.cnn.com, 2010. Consulté le 4 avril 2009
- (en) Global 500 sur money.cnn.com, 2010. Consulté le 4 avril 2010
- Émilie Lévêque, « Commerce extérieur : les raisons de la débâcle » sur lexpansion.com, 6 février 2009. Consulté le 1er avril 2010
- Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, « Liste du patrimoine mondial » sur whc.unesco.org. Consulté le 13 juin 2010
- Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, « France » sur whc.unesco.org. Consulté le 13 juin 2010
- La musique française sur memo.fr. Consulté le 1er juin 2010
- La musique française: artistes connus, histoires et paroles de chansons sur musique-franco.com. Consulté le 1er juin 2010
- Ces chanteurs, classés en ordre chronologique de naissance, sont les cinq meilleurs vendeurs de disques en France entre 1955 et 2009, selon Les Ventes par Artiste de 1955 à fin 2009 sur infodisc.fr. Consulté le 1er juin 2010
- UNESCO, « Cinéma : Production de films de longs métrages » sur stats.uis.unesco.org. Consulté le 1er juin 2010
- [pdf] Le cinéma français à l'étranger : Résultats de l'année 2009 et de la décennie sur unifrance.org, p. 10. Consulté le 1er juin 2010
- (fr) Macha Séry, « L'événement culturel le plus médiatisé au monde », 2007, Le Monde. Consulté le 1er juin 2010
- Serge Regourd, L'exception culturelle, PUF, Paris, 2004
- André Thuilier, Histoire de l'université de Paris et de la Sorbonne, Nouvelle librairie de France, Paris, 1994
- (en) The Nobel Foundation, « All Nobel Prizes » sur nobelprize.org. Consulté le 13 juin 2010
- (en) International Mathematical Union, « List of Fields Medallists » sur mathunion.org. Consulté le 1er septembre 2010
- (en) Top 10 Most Tasty Cuisines in the World sur trifter.com. Consulté le 14 juin 2010
- (en) Dave Emery, « Top 10 Most Tasty Cuisines in the World » sur hotelclub.com. Consulté le 14 juin 2010
- Dominique Cettour-Rose, « La gastronomie française, patrimoine mondial ? » sur france2.fr. Consulté le 14 juin 2010
- Frédéric Gimello-Mesplomb, « L'État et la politique culturelle, cours à l'université de Metz » sur fgimello.free.fr. Consulté le 12 juin 2010
- Organisation internationale de la francophonie, « Qui sommes-nous ? » sur francophonie.org. Consulté le 12 juin 2010
- Les Alliances françaises dans le monde sur fondation-alliancefr.org. Consulté le 12 juin 2010
- Missions, actions, moyens sur aefe.fr. Consulté le 12 juin 2010
- TV5, France 24, RFI : quel avenir pour l'audiovisuel francophone à l'étranger ? sur francaisdumonde.com. Consulté le 12 juin 2010
